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Les réserves de biosphère, gages d’harmonie entre l’homme et la nature

29 juillet 2016

Le concept de Réserve de Biosphère a été introduit en 1974 par le programme Man and Biosphere (MAB) de l’UNESCO. Les réserves de biosphère ont été créées dans l’objectif de concilier sauvegarde des ressources biologiques avec leur exploitation durable. Il existe actuellement 669 réserves de biosphère réparties dans 120 pays, dont 16 sites transfrontaliers. Qu’elles comprennent écosystèmes marins, terrestres ou côtiers, elles s’appliquent à être de véritables modèles d’actions de conservation. Elles ont pour fonction le maintien des ressources génétiques, des espèces, des écosystèmes, des paysages et de la diversité culturelle.

Les réserves de biosphère sont constituées d’une aire centrale protégée et de zones appelées « tampon » et « de transition », supports d’étude pour une gestion du territoire suivant un modèle de développement durable où les activités humaines (agricoles, de recherche, de surveillance etc.) sont tolérées. Cet équilibre unique est ainsi entretenu par le développement de l’éducation et de l’écotourisme conformément à des pratiques écologiquement viables.

La participation concertée de l’ensemble des acteurs locaux dans leur gestion est requise et prévient les conflits relatifs à l’exploitation des ressources de biosphère. Les populations locales sont de véritables moteurs de la conservation et restent indispensables au développement économique de la région. La cohabitation de l’homme et de la nature est donc maintenue dans le cadre de pratiques respectant les valeurs sociales, culturelles et écologiques du milieu.

Il existe 14 réserves de biosphère en France. Chacune développe des projets territoriaux spécifiques : par exemple, la méthanisation industrielle du fumier équin a été mise en place dans la réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais. Cette dernière répond ainsi à la problématique de sobriété et d’efficacité énergétique. Dans les Cévennes, l’élevage ovin et le maintien des milieux ouverts concilient activité économique et conservation de la biodiversité face à l’intensification des cultures.

Les réserves de biosphère sont également présentes à l’international et répondent aux enjeux environnementaux du milieu concerné. Noé se positionne comme un acteur de la conservation de la biodiversité dans ces espaces. L’île de Mohéli, où Noé est présent à travers le projet d’appui en collaboration avec le bureau d'études BRL ingénierie, est considérée comme potentielle réserve de biosphère de l'UNESCO. Un projet de classement est en cours à l'initiative de la Commission de l'Océan Indien, avec un programme financé par le FFEM (Fonds Français pour l'Environnement Mondial). Notre programme d'appui au Parc National d'Orango en Guinée Bissau s'inscrit également au coeur de la réserve de biosphère Bolama-Bijagos.

Les réserves de biosphère démontrent ainsi que l’homme et la nature peuvent vivre en harmonie. Pour Noé, la préservation des écosystèmes naturels reste une priorité car elle permet d’améliorer notre environnement, gage de bien-être pour les générations futures.