© Berndt Fischer / Biosphoto

Urgence biodiversité

Alors que la 6ème extinction de masse des êtres vivants est un constat unanimement partagé, les actions entreprises pour orchestrer son sauvetage restent bien en deçà de ce qui est nécessaire. La France, qui possède un patrimoine naturel unique au monde, ne fait pas figure d’exemple en matière de protection de la biodiversité : derrière les discours incantatoires, les mesures sont souvent trop peu ambitieuses, et pire, le droit de l’environnement est régulièrement remis en cause. 
Face à ce constat alarmant, Noé lance la campagne Urgence Biodiversité, en signant un appel publié dans Libération, aux côtés de plus de 25 juristes, journalistes, et personnalités médiatiques, qui vise à mobiliser citoyens et parlementaires autour d’une demande forte : 
 
Inscrire à l’article 1er de la Constitution Française l’engagement de la France pour protéger la biodiversité, et acter la non-régression du droit de l’environnement. 

 


Notre mot d’ordre : la biodiversité est notre seul levier viable pour lutter contre les changements climatiques 

Par la capacité des forêts et océans à réguler le réchauffement en absorbant le CO2, mais également en nous permettant de nous adapter à ses effets irréversibles. Les arbres sont ainsi des alliés naturels contre les ilots de chaleur, un sol aéré et vivant est un rempart contre les inondations et glissements de terrain…  Il est donc essentiel de le rappeler à nos dirigeant et leur demander d’offrir une protection juridique forte à la biodiversité, en s’assurant que sa protection ne puisse que s’améliorer au fil du temps.

« Alors que la crise climatique infuse la société civile et les discours politiques, la biodiversité n’est pas encore un enjeu que s’approprie citoyens et décideurs. Pourtant, il est essentiel de comprendre que la biodiversité est notre meilleure alliée pour lutter efficacement contre les changements du climat » Arnaud Greth, Président-Fondateur de Noé




Militer pour la fin de la régression du code de l’environnement

 
Et si l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, l’obligation de mener des études environnementales avant de réaliser des chantiers étaient gravées dans le marbre ? C’est ce qu’on appelle le principe de non-régression, et c’est essentiel qu’il soit inclus dans la révision constitutionnelle.
 

Vers une obligation de résultats et un niveau de protection de la nature rehaussé

 
En soutenant l'utilisation du verbe "garantir" dans notre proposition, nous demandons à ce que les mesures de protection de la nature soient soumises à une obligation de résultats concrets, car l'heure n'est plus aux actes symboliques et incantatoires ! 

« Nous défendons également par cette proposition une amélioration de l’exigence des mesures compensatoires ainsi que des évaluations environnementales, qui devra nécessairement s’accompagner de moyens accrus attribués aux administrations en charge du respect du code de l’environnement » Valérie Collin, Secrétaire Générale de Noé.


Accédez au site de la campagne Urgence Biodiversité et signez la pétition