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Le déclin inquiétant des insectes

13 mars 2019

Apparus sur Terre il y a 450 millions d’années, les insectes sont aujourd’hui menacés de disparition. Ils ont survécu à plusieurs crises biologiques mais un récent constat des scientifiques montre que les populations s’effondrent ces dernières années. En quelques décennies, plusieurs espèces pourraient disparaître. Quels impacts cette disparition peut-elle avoir sur l’environnement et notre santé ?

Selon une récente étude scientifique australienne publiée dans la revue Biological Conservation, 40% des espèces d’insectes sont en déclin au niveau mondial. Leur taux de mortalité est huit fois plus rapide que celui des mammifères, oiseaux et reptiles. Au cours des trente dernières années, la masse totale des insectes existant dans le monde a diminué de 2,5 % chaque année. Les scientifiques s’inquiètent car à ce rythme, les insectes disparaître d’ici à un siècle.

Or les insectes nous rendent gratuitement de nombreux services écologiques. Leur rôle dans la pollinisation d’1/3 des produits que nous mangeons (fruits, légumes) est désormais de plus en plus connu, mais l’on oublie trop souvent l’impact majeur que leur disparition aurait sur les animaux qui se nourrissent aussi de ces insectes. Oiseaux, reptiles, amphibiens voient leur population diminuer à cause du manque de nourriture.

Les insectes servent aussi à la lutte biologique en agriculture, car ils peuvent être des prédateurs naturels pour d’autres insectes ravageurs des cultures (ils servent de « pesticides naturels »). Sans eux, difficile de se passer de glyphosate.

« Si nous ne changeons pas nos méthodes de production alimentaire, les insectes dans leur ensemble s’engageront sur la voie de l’extinction dans quelques décennies », écrivent les chercheurs, pour lesquels l’agriculture intensive est la cause principale du déclin des populations d’insectes, en particulier la forte utilisation des pesticides. L’urbanisation et le changement climatique sont également des facteurs importants.

Noé s’engage depuis sa création à la sauvegarde des insectes, en particulier des pollinisateurs sauvages, grâce à ses programmes de sciences participatives qui permettent d’améliorer les connaissances et de mettre en avant ce déclin, grâce au programme « Prairies de Noé » qui restaure des habitats pour ces espèces et dernièrement grâce au programme « Fermes de Noé » qui a pour objectif d’engager la transition écologique de l’agriculture sur les territoires.