La biodiversité est étroitement liée à la production agricole
© Pauline Lavoisy

Construire des indicateurs de biodiversité pour accélérer la transition agroécologique

04 février 2021
La mission Biodiversité Agricole de Noé s’est notamment fixé comme objectif de combler ce manque. 

Ce vaste travail a démarré en 2018, par une analyse des indicateurs existants dans la littérature scientifique. Notre ambition : sélectionner les indicateurs les plus pertinents et les rendre le plus « exploitable » possible pour les filières agro-alimentaires. Un travail que nous ne menons pas seuls. Grâce au Club AGATA, plusieurs experts issus d’instituts de recherches et d’instituts techniques ont contribué au choix de 14 indicateurs. 

Les adhérents du Club ont, de leur côté, apporté leur regard en tant que coopératives, transformateurs, porteurs de cahiers des charges… L’idée étant de garantir l’applicabilité de ces indicateurs dans leur approvisionnement. 

Des expérimentations ont été menées en 2020, en attendant des applications plus concrètes aux travers de projets pilotes menés avec les partenaires du Club AGATA. A terme, nous espérons que ces 14 indicateurs feront référence pour l’ensemble du secteur agro-alimentaire.

Nos 14 indicateurs de biodiversité pour accélérer la transition agroécologique


Les 8 indicateurs à suivre pour évaluer l’état de la biodiversité en milieu agricole :

  • La matière organique du sol,
  • La biomasse microbienne du sol,
  • La qualité microbiologique du sol,
  • Les vers de terre,
  • Les pollinisateurs sauvages,
  • Les invertébrés, ravageurs et auxiliaires des cultures,
  • Les oiseaux,
  • La flore des bords de champs.
© Thierry Reminiac / Biosphoto

Les 6 indicateurs retenus pour évaluer plus directement la pression, positive ou négative, imprimée par l'agriculture sur son écosystème :

  • Les surfaces occupées par les infrastructures agroécologiques, c’est-à-dire les aménagements paysagers qui peuvent héberger la biodiversité (haies, bosquets, jachères…).
  • Le type de travail du sol, dont l’impact est important sur la biodiversité souterraine.
  • La couverture, ou non, des sols entre deux cultures, un sol nu étant défavorable à la biodiversité.
  • L’utilisation des produits phytosanitaires.
  • La diversité cultivée, qu’il faut entretenir pour éviter les paysages homogènes limitant les types d’habitats pour la biodiversité.
  • La fertilisation azotée.


Vous souhaitez en savoir plus sur cette démarche ou lui apporter votre soutien 

Contactez Pauline LAVOISY, Responsable de mission Biodiversité agricole : plavoisy@noe.org
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