troisième STRATéGIE NATIONALE POUR LA BIODIVERSITé

UNE CONSULTATION CITOYENNE POUR LA PROTECTION DE LA BIODIVERSITE

Alors que la deuxième stratégie nationale pour la biodiversité (SNB2), lancée en 2011, s’achève cette année, le ministère de la Transition écologique a lancé une consultation citoyenne afin d'impliquer l'ensemble des acteurs dans l’élaboration de la troisième stratégie nationale pour la biodiversité. 
29 juin 2021
La SNB3 fixera les objectifs pour la préservation des milieux naturels et des espèces, au bénéfice de la santé et de la qualité de vie humaine pour les dix prochaines années. Pour nourrir cette stratégie, chaque citoyen peut, jusqu’au 5 juillet 2021, apporter sa contribution en répondant à un questionnaire accessible sur la plateforme biodiversite.gouv.fr et en formulant une ou plusieurs propositions en faveur de la biodiversité. Pour accompagner cette consultation du grand public, Noé a formulé plusieurs propositions qui peuvent être reprises et partagées à la fin du questionnaire.
 

Nos propositions

  •  Développer un système d’informations sur la biodiversité et les bonnes pratiques agricoles au sein des filières agro-alimentaires compatible avec les outils de traçabilité et d’aide à la décision déjà utilisés, en particulier pour améliorer le suivi des infrastructures agroécologiques. Ce système d’information permettrait également de :
  • Mettre en place des dispositifs de financements privés et publics incitatifs, dépassant la compensation des surcoûts ou manque à gagner, pour accélérer ces changements de pratiques ;
  • Développer un affichage des produits alimentaires prenant réellement en compte la biodiversité afin d’influencer les comportements des consommateurs vers un soutien aux productions respectueuses de la biodiversité.
 
  • Changer la gestion de l’ensemble des dépendances vertes sans enjeu de sécurité et sans risques pour les pollinisateurs (par exemple les risques de collision ou d’exposition à des pollutions) des infrastructures linéaires ainsi que l’ensemble des bords de champs pour créer ou restaurer des habitats semi-naturels, fortement diversifiés floristiquement et favorables aux pollinisateurs sauvages ;
 
  • Imposer l’utilisation de buses anti-dérives lors de l’application de produits phytopharmaceutiques et renforcer les conditions pour délivrer des autorisations de mises sur le marché de ces mêmes produits afin de prendre en compte les caractéristiques de l’ensemble des pollinisateurs sauvages ;
 
  • Déployer des moyens incitatifs (réglementaires et financiers) pour les collectivités afin de les engager durablement vers une politique de réduction de l’éclairage artificiel la nuit (réduire le nombre de points lumineux et renouveler/adapter le parc existant pour le rendre moins impactant pour la biodiversité nocturne) ;
 
  • Systématiser la prise en compte des espèces nocturnes autres que chiroptères et oiseaux(notamment insectes et amphibiens) dans les inventaires d’études d’impacts ou dans le cadre de la séquence « éviter, réduire, compenser » (ERC) ;

  • Soutenir financièrement les dispositifs de sciences participatives pour tous types de publics afin d’améliorer les connaissances sur la biodiversité et de promouvoir l’éducation à l’environnement à travers l’implication citoyenne et la pédagogie par l’action ;

  • Inclure, à l’arrêté du 15 janvier 2021 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques dans les propriétés privées, les lieux fréquentés par le public et dans les lieux à usage collectif, les forêts privées (qui représentent74% de l’ensemble des forêts métropolitaines françaises) ainsi que les bordures de zones autoroutières (soit plus de 12000 kilomètres en France), les aires d’autoroute ainsi que les zones portuaires et aéroportuaires ;

  • Prévoir des sanctions applicables en cas de non-respect de l’interdiction d’usage des produits phytosanitaires ;

  • Intégrer une obligation d’information des usagers, via un affichage clair et accessible sur site (concernant les traitements appliqués, leur fréquence et leurs risques potentiels) pour les zones bénéficiant d’une dérogation l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à l’instar des terrains de sports de haut niveau.
 
Les contributions citoyennes viendront compléter les échanges recueillis lors des consultations territoriales lancées en mars 2021,et des consultations des parties prenantes qui se dérouleront en juillet. Les premiers résultats seront présentés et discutés lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille du 3 au 11 septembre 2021.

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