Des écosystèmes sains et une nature en bonne santé, les conditions de vie sur Terre
Les écosystèmes naturels produisent l’oxygène que nous respirons, l’eau que nous buvons, la nourriture que nous mangeons, les médicaments. Ils limitent le réchauffement climatique en absorbant les gaz à effet de serre, contribuent à s’adapter aux impacts et à être plus résilient face aux aléas climatiques. Plus de la moitié du PIB mondial dépend de la nature. En d’autres mots, si la biodiversité s’effondre, c’est toute l’humanité qui s’effondre.
Les degrés d’atteinte aux écosystèmes varient d’un pays à l’autre, mais tous les pays du monde font face à un déclin de la biodiversité. Dans certaines régions du monde, particulièrement vulnérables aux impacts du changement climatique et à la perte de biodiversité, ce scenario catastrophique est déjà une réalité. La faim extrême s’installe, les ressources en eau diminuent entrainant des déplacements forcés de population, des décès et des maladies.
Le changement climatique exacerbe la perte de biodiversité
Le
principal facteur de perte de biodiversité est l’utilisation des terres par
l’homme principalement pour l’agriculture. Le changement climatique
joue un rôle de plus en plus important dans l’effondrement de la nature. Il provoque
par exemple la disparition locale d’espèces incapables de s’adapter au
réchauffement des températures, la mortalité massive d’animaux ou de plantes
lors de catastrophes climatiques, l’acidification des océans qui perturbe les
espèces aquatiques, la montée des eaux qui menace les écosystèmes côtiers ...
Le
risque d’extinction d’espèces augmente avec chaque degré de réchauffement. Si on
ne limite pas le réchauffement climatique à 1,5 degrés, il deviendra
probablement la principale cause de perte de biodiversité dans les prochaines
décennies.
La perte de biodiversité affecte à son tour dangereusement le climat
La moitié des gaz à effets de serre produits par l’activité humaine est absorbée par la terre et les océans. Ces écosystèmes sont des puits de carbone naturels. En les dégradant, on les empêche de jouer leur rôle dans l’absorption des émissions de gaz à effet de serre.
Ces mêmes
écosystèmes jouent un rôle dans la limitation des risques d’inondation ou de
sécheresse... Si on reprend l’exemple des forêts, 1/3 de l’eau qui tombe sur la
forêt amazonienne provient de la transpiration des arbres selon l’Université
des Pays-Bas et cette eau circule dans l’atmosphère jusque dans le centre des
Etats-Unis.
La déforestation massive aggrave ainsi le risque de sécheresse. L’urbanisation
et l’imperméabilisation des sols bloque l’absorption de l’eau et favorise les risques
d’inondation.
Des solutions fondées sur la nature
Les deux crises du climat et de la biodiversité sont liées, si l’une se dégrade, l’autre se dégrade également. Mais la bonne nouvelle, c’est que l’inverse est vrai aussi. En préservant et en restaurant les rivières, les forêts, les océans, les sols... on limite le réchauffement climatique et ses impacts. Et accessoirement, on continue à respirer, boire, manger…
Quelques exemples concrets :
- Les zones humides permettent d’absorber les crues en cas d’inondation. Enlever le bitume là où c’est possible, renaturer, permet de limiter les risques d’inondations.
- Végétaliser les villes avec des parcs, des arbres, des murs végétaux permet de faire face aux risques de canicule.
- Changer les pratiques agricoles et favoriser la transition agroécologique améliore la santé des sols et favorise une plus grande résilience aux aléas climatiques pour les récoltes.
- Les herbiers et les mangroves peuvent séquestrer le CO2 à des taux jusqu’à quatre fois supérieurs à ceux des forêts terrestres. Les zones humides telles que les marais et les marécages – ne couvrent que 3 % des terres du monde, mais elles stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts. Leur capacité à capter et à stocker le carbone rend les mangroves et les zones humides très précieuses dans la lutte contre les changements climatiques.
Il est essentiel de conserver les espaces naturels pour limiter
les émissions de carbone et s’adapter aux aléas climatiques. Environ un tiers des réductions d'emissions de gaz à effet de serre nécessaires au cours de la prochaine décennie pourraient être réalisées en
améliorant la capacité de la nature à absorber les émissions.
Et à notre échelle individuelle, changer sa consommation permet d’agir sur la nature et donc sur le climat. Quelques exemples :
- Consommer des aliments issus de l’agriculture biologique
- Réduire sa consommation de viande (l’élevage intensif joue un rôle important dans la perte de biodiversité)
- Arrêter l’usage de pesticides dans son jardin