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Journée mondiale de la biodiversité 2020 : "Je n'imagine pas ma vie sans..."

22 mai 2020

Créée en 1993 à l’initiative des Nations-Unies, la Journée mondiale de la biodiversité vise à sensibiliser les citoyens du monde entier à la richesse des espèces animales et végétales sur Terre. C’est aussi et surtout l’occasion pour Noé de rappeler que la biodiversité est aujourd'hui très menacée partout sur la planète, et très fréquemment en raison des activités humaines qui bouleversent les équilibres naturels.

En 2019, l'IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) publiait un rapport alarmant sur l'état de la nature dans le mondeSur les 8 millions d'espèces animales et végétales estimées sur Terre, un million sont désormais menacées d'extinction.

"Je n'imagine pas ma vie sans..."

A l'occasion de cette journée et à la sortie d'une période de confinement inédite qui a bouleversé toute la planète, Noé met aujourd'hui en ligne sur ses réseaux sociaux, une campagne de communication participative et citoyenne où des dizaines d'amoureux de la nature s'expriment quant à cette disparition de la biodiversité.

Ils nous confient quelle espèce, animale ou végétale, ils n'aimeraient pas voir disparaître et pour quelles raisons... La diversité des espèces mises en avant dans cette campagne témoigne de la diversité de la nature et des combats à mener pour la préserver : des petits mammifères de nos jardins en passant par les pachydermes du continent africain, tous méritent notre intérêt et notre engagement. C'est ce que nous rappellent les participants à cette campagne que vous êtes invités à découvrir sur les réseaux sociaux de Noé :

Découvrez ci-dessous, les participations d'Arnaud Greth et Valérie Collin, président et secrétaire générale de Noé, ainsi que tous les autres participants !

Arnaud Greth, président de Noé. "Je n’imagine pas ma vie sans le phoque moine, phoque d’eaux chaudes et qui vit en Méditerranée. Autrefois présent dans les Calanques autour de Marseille et en Corse, il a disparu en France à cause des persécutions directes et de la pression humaine sur son habitat. C’est une des espèces de mammifères les plus menacées du monde. Imaginer son retour en France grâce à un projet de réintroduction serait merveilleux !"

Valérie, secrétaire générale de Noé. "Je n’imagine pas ma vie sans les vaquitas, ou marsouins du Pacifique, qui sont actuellement l’une des espèces de mammifères marins les plus menacées. Il ne resterait qu’une vingtaine d’individus et si l’espèce disparait d’ici à peine quelques années, ce sera bien à cause de nous et des activités de pêche illégale dont ils sont les victimes collatérales alors qu’il existe des moyens de les protéger !"

Caroline. "Je n’imagine pas ma vie sans le hérisson, que j’attends impatiemment d’apercevoir à chaque nouveau printemps et qui est un allié formidable pour protéger les salades des limaces !"

Nathalie. "Je n’imagine pas ma vie sans les bourdons. Butineurs zélés du printemps, ils sont de précieux auxiliaires du jardin. Mon préféré : le bourdon des pierres avec sa belle robe noire ourlée de rouge".

Gwendoline. "Je n’imagine pas ma vie sans le merle noire, qui enchante l’aube de ses notes flûtées et dont le chant envoûte les longues soirées d’été".

Jamy. "Je n’imagine pas ma vie sans le vautour. C’est un immense oiseau : il est grand, son vol est majestueux et surtout il nettoie la nature en profondeur en la débarrassant de microbes très pathogènes ! C’est un cul-de-sac épidémiologique. Ce rapace protège la vie".

Romain. "Je n’imagine pas ma vie sans les orang-outans. Premières victimes de la déforestation, la menace d’extinction qui pèse sur l’un des membres de notre lointaine famille nous rappelle la vulnérabilité de leur habitat. Viendra-t-il prochainement le jour où en parler n’exigera plus qu’un vague exercice d’imagination ?"

Aurore. "Je n’imagine pas ma vie sans les écureuils. Roux, gris ou encore de Corée, les écureuils nous émerveillent par leur agilité et leurs adorables frimousses. Ces petites peluches ont le pouvoir de me faire sourire dès que je les aperçois".

Clémence. "Je n’imagine pas ma vie sans le manchot empereur. Majestueux oiseaux vivant en Antarctique, ils sont connus comme étant les plus grands et les plus lourds de tous les manchots. J’admire le spectacle de la vie qu’ils nous donnent à voir. Chaque année, le manchot empereur parcourt des dizaines de kilomètres sur la glace pour se reproduire et nourrir ses petits".

Claire. "Je n’imagine pas ma vie sans mettre les mains dans la terre !"

Agnès. "Je n'imagine pas ma vie sans les baleines ! Ce sont des animaux majestueux et gracieux qui me font rêver. Elles jouent un rôle clé dans le maintien et le développement des écosystèmes marins. Grâce à elles nous conservons des mers et océans sains, alors merci les baleines !"

Flora. "Je n'imagine pas ma vie sans les cigales. Elles sont très importantes pour les sols et les arbres et leurs chants me ramènent en vacances."

Pierre-Yves. "Je n'imagine pas ma vie sans le plancton. Sans lui, pas de vie ! En constituant 98 % de la biomasse de la mer, il participe directement à la vie marine, comme garde-manger pour les petites et les grandes espèces, mais contribue aussi à la survie de notre propre espèce ! Grâce à sa photosynthèse, il capte le CO2 pour le transformer en matière organique et libérer de l’oxygène dans notre atmosphère. Il lutte à sa façon contre le réchauffement climatique. Alors tous derrière le plancton !"

Sylvie. "Je n’imagine pas ma vie sans un romarin…"

André. "Je n'imagine pas ma vie sans l'espèce la plus consciente sur Terre : l'Homme ! Nous avons le pouvoir et la responsabilité d'agir comme gardiens de cette fascinante planète. L'avenir de la planète est entre nos mains : c'est à nous de la protéger et faire en sorte que les conditions soient meilleures pour les écosystèmes : non pas pour nous servir, mais pour préserver la vie dans son ensemble !"

Solweig. "Je n'imagine pas ma vie sans le rouge-gorge. Annonciateur du retour des beaux jours, il serait triste de ne plus le retrouver voltiger parmi les arbres. Comme d'autres espèces, les rouge-gorges verraient leur taille changer selon leur zone d'habitat pour s'adapter aux changements globaux. Une des conséquences du réchauffement climatique qui représenterait un risque alimentaire pour les écosystèmes. Alors protégeons les oiseaux de nos campagnes en déclin à cause de l'emprise du milieu urbain et du réchauffement climatique."

Eleonore. "Je n'imagine pas ma vie sans le loup. Victime d'une réputation des plus négatives alimentée par les contes, mythologies ou histoires anciennes, le loup a pourtant son importance au sein des écosystèmes. Ce type de prédateurs a un effet particulièrement positif sur l'équilibre de l'environnement. Le saviez-vous ? Les loups privilégient la chasse d'animaux malades ou blessés."

Marianne. "Je n’imagine pas ma vie sans les cerises".

Vincent. "Je n'imagine pas ma vie sans les tortues. Elles sont sur cette planète depuis des millions d'années, ont survécu à tant de choses... Que nous les fassions disparaitre serait un échec incroyable..."

Sébastien. "Je n'imagine pas ma vie sans Apis Mellifera car elle fait partie de mes racines, j'ai grandi avec elle, dans une famille d'apiculteurs. J'ai beaucoup appris en l'observant, l'élevant, la soignant. Elle m'a enseigné le don de soi pour le collectif, le cycle de la vie en perpétuel renouvellement, la rigueur de son organisation, la complexité de sa société mais surtout l'interdépendance des espèces dans leur environnement. Notre destin passe par le sien. La préserver c'est prendre soin de notre patrimoine et de notre avenir."

Elodie. "Je n’imagine pas ma vie sans les hérissons ! En forte diminution notamment à cause des activités humaines, j’aime leur laisser des coins tranquilles au jardin pour qu’ils puissent y trouver un refuge dans notre milieu très urbain. En plus d’être vraiment mignons, ce sont de véritables alliés pour les jardiniers !"

Marion. "Je n’imagine pas ma vie sans les éléphants ! L’éléphant est un mammifère majestueux, symbole de sagesse ou de longévité dans de nombreuses cultures. C’est un animal particulièrement intelligent, connu pour les capacités de sa mémoire également. Malheureusement, en raison du braconnage (pour l’ivoire) et de la destruction de leurs habitats, seules deux espèces subsistent aujourd’hui, l’éléphant d’Afrique et l’éléphant d’Asie, et elles sont toutes deux menacées de disparition."

Caroline. "Je n'imagine pas ma vie sans ces arbres, où je regarde depuis la fenêtre chaque jour avec ma fille se poser et chanter les pigeons, corbeaux, moineaux et hirondelles..."

Claude. "Je n’imagine pas ma vie sans le rouge gorge, véritable ami du jardinier. Lorsque je m’occupe de mon jardin, il n’est jamais très loin à l’affût des petits insectes que les coups de bêche peuvent déranger. C’est un oiseau peu farouche et au chant très agréable qui manquerait à mon jardin ainsi qu’à ceux de tous les jardiniers !"

Angélique. "Je n’imagine pas ma vie sans les cigales. Elles qui bercent tous mes étés, qui sont synonymes de bons moments passés en famille ou entre amis... La vie ne serait vraiment pas la même sans les cigales !"

Bastien. "Je n’imagine pas ma vie sans les murènes, que j’adore aller caresser lors de mes plongées sous-marines."

Amélie. "Je n’imagine pas ma vie sans abeilles ! En plus de nous apporter du bon miel, les abeilles nous permettent d’avoir des fleurs dans les paysages et dans nos jardins. Ce sont aussi elles qui s’occupent de la pollinisation des cultures, c’est donc grâce à elles que nous pouvons avoir une aussi grande variété de fruits et de légumes. Merci les abeilles !"

Pauline. "Je n’imagine pas ma vie sans les libellules. Avec leur vol gracieux et leurs jolies couleurs souvent nuancées de bleu et de vert, je ne me lasse pas de les observer lorsque j’en ai l’occasion. En plus d’être agréables à regarder, elles sont bien utiles puisqu’elles se régalent de moustiques et de taons ! Alors remettons des mares dans nos jardins et nos campagnes et réduisons la pollution de l'eau pour sauver les libellules !"

Thierry. "Je n’imagine pas ma vie sans cette incroyable biodiversité juste sous la surface de la mer. Jadis, même tout près des côtes, ici en Méditerranée, on voyait sars, mulets, girelles, rascasses, poulpes se balader entre rochers et gorgones. La mer s’est dépeuplée petit à petit partout dans le monde."

Bernard. "Je n’imagine pas ma vie sans le fossa, félin mystérieux de Madagascar dont j’ai découvert l’existence à l’occasion du confinement et grâce aux documentaires animaliers d’Arte. Animal fascinant, magnifique et inquiétant... et en immense danger d’extinction tant les hommes ravagent ses derniers habitats forestiers. Imaginer le sauver s’apparente à une gageure. Mais il n’est pas interdit de rêver..."

Lidwine. "Je n’imagine ma vie sans les chicorées Variegata di Lusia, une variété ancienne de chicorée. 75% des variétés comestibles (toutes espèces confondues) ont disparu en moins d’un siècle. Et les variétés actuellement cultivées sont très appauvries génétiquement. Je me réjouis de savoir que toute la biodiversité comestible n’est pas perdue. Il est encore temps de la préserver, de la cultiver, et de reprendre sa sélection pour lui redonner un vrai potentiel de production !"

Alexandra. "Je n’imagine pas ma vie sans la coccinelle rouge à 2 points. Parce que la coccinelle c’est la défense d’une autre agriculture que celle intensive déconnectée de la nature, destructrice de l’environnement et productiviste à la solde de grands groupes chimiques prêts à tout pour maintenir l’agriculture dans une seule logique économique libérale déshumanisée. En conséquence, la coccinelle présente dans l’écosystème c’est la défense d’un autre modèle de société respectueuse des êtres dans leur ensemble."

Jean-François. "Je n'imagine pas ma vie sans les morses de l'arctique. Ces mammifères marins migrent chaque année des glaces du grand nord pour traverser le détroit de Bering et passer l'hiver sous des latitudes plus clémentes. J'ai vu à quel point leur destin et celui des hommes qui vivent le long de la côte russe étaient entremêlés. Mais la fonte des glaces de l'arctique pourrait ouvrir le passage du Nord Est pour les cargos. Ce serait alors la fin programmée des morses et des villages tchouktches qui vivent le long de cette côte de Sibérie."