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BIONAT “produits biologiques et naturels du Cameroun”

30 juillet 2020

Projet cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD), la Fondation Sisley-d’Ornano, et la fondation Franklinia pour 3 ans (2020 - 2023).

Appui aux filières pro-biodiversité comme modèle innovant alliant conservation et développement économique

Mettre en lien la conservation de la biodiversité et le développement économique des populations vivants autour de la réserve de Biosphère du Dja et du parc national de la Bénoué au Cameroun est l’ambition du projet BIONAT. L’approche vise à impliquer tous les acteur·rice·s des territoires et nationaux ayant un rôle à jouer dans les filières identifiées, de la collecte et production, à la transformation et la commercialisation, ainsi qu’à la gestion des espaces et espèces.

Ces filières « pro-biodiversité » visent à mettre en synergie l’économie et la biodiversité de la façon suivante :

  • Les produits de la nature deviennent une source de revenu durable pour les populations riveraines des aires protégées (AP). Ces populations développent un intérêt économique à protéger les AP et la biodiversité qu’elles renferment.
  • En associant le développement de filières à des activités de conservation ayant un impact positif sur la biodiversité: les populations s’engagent à travers leurs pratiques (plan de gestion durable des ressources, pratiques agroécologiques, agroforesterie, etc.) et en s’impliquant dans des activités de conservation (patrouilles anti-braconnage, bio-monitoring, protection d’habitats emblématiques, etc.). Les gestionnaires des AP et autorités locales s’intéressent à l’accès aux ressources et leur gestion durable. Les acheteurs finaux sont sensibilisés aux enjeux et dynamisent les filières.

Le projet BIONAT

Le projet BIONAT est mis en œuvre par 2 ONGs (CERAF-Nord et TFRD) et une entreprise sociale (TFFC) camerounaises, et est coordonné par Noé.

Les partenaires du projet se concentrent sur la structuration de filières durables d’ingrédients naturels :

  • Karité et miel en périphérie du parc national de la Bénoué ;
  • Cacao et autres produits forestiers non ligneux (noix de moabi, mangue sauvage, mbalaka, etc.) autour de la réserve de biosphère du Dja.

Les objectifs spécifiques du projet sont de :

1.Valoriser ces produits forestiers et agroforestiers par une garantie de qualité biologique : valoriser les ressources sous forme de produits transformés (beurre de karité, moabi, huile de mbalaka, jus de cacao, etc.), à faible impact écologique et à forte valeur ajoutée. La montée en qualité de tous ces produits est un enjeu majeur du projet, ainsi que de garantir cette qualité. Il s’agira notamment de développer, par la structuration des groupements de producteur·rice·s et collecteur·rice·s, la formation technique, l’investissement en équipement, la mise en place de cahiers des charges et de plans de gestion de la ressource :

  • Une filière pilote de cacao bio avec une garantie de protection de la forêt dans le Dja ;
  • Une filière karité bio de la Bénoué ;
  • Augmenter les capacités de transformation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) déjà collectés.

2. Changer d'échelle la commercialisation des produits forestiers naturels camerounais. Notamment par la mise en œuvre de démarches de commercialisation innovantes : prototypage itératif de cosmétiques développés sur mesure pour les consommateurs urbains, accompagnement d’entreprises sociales émergentes pour la transformation et la commercialisation des produits à forte valeur écologique, etc.

3. Capitaliser et pérenniser l'innovation : transférer les nouvelles capacités aux partenaires du projet sur le terrain, diffuser les résultats et pérenniser les innovations par l’implication des communautés dès la conception, et le dialogue avec les acteurs publics et privés des filières biologiques pro-biodiversité développées par le projet.

Les résultats attendus du projet BIONAT sont :

  • Au moins 2 filières (Cacao, PFNL) durables commercialisées sur le marché national camerounais, rentables économiquement et génèrent des impacts socio-environnementaux positifs ;
  • Au moins 600 producteur·rice·s, dont plus de 60% femmes, formé·e·s et organisé·e·s, et développent des produits suivant les standards de durabilité « bio » ;
  • Au moins 65 t de produits issus de filières pro-biodiversité écoulées sur les marchés nationaux et internationaux ;
  • Une gamme de produits cosmétiques naturels camerounais mise sur le marché ;
  • Les entreprises de transformation et commercialisation appuyées s’approchent de l’autonomie financière ;
  • Des liens durables tissés avec les acheteurs urbains et/ou internationaux ;
  • Au moins 15 000 personnes touchées par les campagnes de sensibilisation et 100 000 € de CA générés par la vente de produits « bio » sur le marché camerounais ;
  • Une série d’innovations clés testées et diffusées (cahier des charges cacao biologique avec garantie de protection de la forêt, produits innovants, itinéraires techniques, marketing etc.) ;
  • Les acteur·rice·s de la société civile et économiques sont mobilisé·e·s en faveur d’une future reconnaissance institutionnelle et professionnelle du bio au Cameroun ;
  • L’hypothèse selon laquelle l’agriculture biologique peut servir de levier pour une meilleure conservation de la biodiversité de deux AP est testée.

Les partenaires

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