Avant qu’il ne soit trop tard, agissons ensemble pour sauvegarder les pollinisateurs !

La communauté scientifique est unanime, une espèce d’abeille sauvage sur cinq est actuellement menacée de disparition ! Sachant que 90 % des plantes sauvages et plus des trois quarts des cultures vivrières dans le monde, dont pratiquement tous les fruits et les légumes, dépendent des pollinisateurs sauvages, il est donc grand temps d’agir.

Les causes du déclin des insectes pollinisateurs sont multiples mais pour l’essentiel en lien avec les activités humaines : usage massif de pesticides, disparition de leurs habitats et des lieux de nidification (haies et bosquets notamment), raréfaction des plantes sauvages riches en nectar, introduction d’espèces exotiques, et pollutions diverses.

Mais si les pertes parmi les populations d’abeilles domestiques provoquent une mobilisation forte, traduisant un véritable capital sympathie envers cette espèce domestiquée par l’Homme depuis des millénaires pour sa production de miel, c’est bien la préservation de l’ensemble des espèces de pollinisateurs sauvages qui doit nous préoccuper. Car leur disparition est un enjeu écologique majeur.

L’association Noé, à travers son programme « Agir ensemble pour les pollinisateurs sauvages », met en place des actions de sauvegarde des pollinisateurs, dont l’objectif est de favoriser le maintien et la restauration des populations d’insectes pollinisateurs sauvages, communes et menacées, en France métropolitaine. Ce programme répond à un besoin fort d’amélioration des connaissances sur le statut des pollinisateurs sauvages et de conservation de certaines espèces menacées, mais aussi à une nécessité à moyen terme de restauration des milieux naturels ordinaires, en milieu urbain et rural, et de mobilisation de la société civile (grand public, collectivités, entreprises) sur cet enjeu environnemental majeur pour nos sociétés.

En effet, le déclin critique des populations d’insectes pollinisateurs a provoqué la généralisation d’une pratique devenue courante, l’installation de ruches, ne concernant donc qu’une seule espèce d’abeille, l’abeille domestique, la seule à produire le miel que nous consommons, alors même qu’il existe en France plus de 6500 espèces d’insectes pollinisateurs (abeilles solitaires, syrphes, papillons, bourdons, etc.) ! La plupart des espèces de pollinisateurs sauvages sont solitaires et s’abritent dans de petits terriers ou du bois mort, l’installation de ruches est donc tout à fait inadaptée à leur sauvegarde.

Soutenez le programme de Noé « Agir ensemble pour les pollinisateurs sauvages » et adoptez les gestes simples recommandés par Noé !