Les mares : un écosystème primordial mais négligé

Les milieux humides représentent 6% des terres émergées et figurent parmi les écosystèmes les plus riches et les plus diversifiés de notre planète (Skinner & Zalewski, 1995). Ils fournissent des biens précieux à l’homme : de l’eau et des produits alimentaires et abritent d’innombrables espèces de plantes et d’animaux : 30% des espèces végétales remarquables et menacées en France y sont inféodées.

Parmi les zones humides, les mares représentent un intérêt majeur pour la biodiversité notamment lorsqu'elles forment un réseau de continuités écologiques à l'échelle du territoire.

Les mares sont aujourd’hui fortement menacée : perte des usages traditionnels, pollution par les eaux du bassin versant, urbanisation grandissante, artificialisation à usage récréatif, etc. La forte réduction de leur nombre et l’altération de leur qualité écologique sont à présent établies, et il ne reste aujourd’hui plus que 10 % des mares présentes au début du XXe siècle, entre 30 % et 50 % d’entre elles ont disparu depuis 1950.

Engagement phare du Grenelle de l’Environnement de 2007, et partie intégrante de la feuille de route pour la transition écologique issue de la Conférence environnementale de 2012, le projet Trame verte et bleue intègre la préservation de la biodiversité dans l’aménagement des territoires, dont les mares font partie intégrante.

Accompagner pour mieux restaurer

Sauvegarder et restaurer les réseaux de mares en France tout en maintenant le bon fonctionnement des services écosystémiques associés. Le réseau des « Mares de Noé » ambitionne de devenir un réseau national de mares écologiques fonctionnelles, refuge de biodiversité et source de services écosystèmiques durables.

Pensé comme un outil clé en main, le programme s’adresse aux gestionnaires d’espaces et gestionnaires fonciers (collectivités, agriculteurs, gestionnaires de forêts privées et publiques), souhaitant ou devant mettre en place des aménagements de mares ou réseaux de mares.