Les prairies, des zones de refuge pour la biodiversité

Le programme Prairies de Noé propose de restaurer des zones de refuge, de reproduction et d'alimentation en faveur des insectes pollinisateurs et de l'ensemble de la biodiversité prairiale.

A l'origine, un constat alarmant

Avec le développement de l’urbanisation et l’intensification de l’agriculture, les prairies ont fortement régressé depuis 20 ans, entrainant un net déclin des insectes pollinisateurs. En effet, leurs ressources alimentaires et zones de refuge se faisant plus rare, abeilles, papillons, bourdons et syrphes ont vu leur population diminuer fortement, et ceci même dans les zones agricoles, souvent très pauvres en plantes mellifères du fait de la monoculture.

Photo abeille

Face à ce constat, la réponse de Noé

C’est dans ce cadre que le programme « Prairies de Noé » a vu le jour en 2009, avec pour objectif de restaurer des zones de refuge, de reproduction et d'alimentation en faveur des insectes pollinisateurs et de l'ensemble de la biodiversité prairiale. Dans ce cadre, les milieux d’actions ciblés par Noé sont les zones agricoles, les abords des infrastructures (routes, voies ferrées, zones aéroportuaires…) et plus généralement l’ensemble des milieux ouverts dont la biodiversité est fortement dégradée.

A destination des gestionnaires de ces milieux ou donneurs d’ordre des secteurs concernés, « Prairies de Noé » fournit tous les outils nécessaires pour aménager, entretenir et suivre la biodiversité. Un volet communication a aussi été imaginé afin de sensibiliser les riverains et les collaborateurs à l’importance des prairies fleuries, des pollinisateurs sauvages et de la biodiversité. Ce programme de renaturation des milieux ouverts gérés par l’homme s’inscrit au cœur des politiques publiques en participant à la Trame verte et bleue du Grenelle de l’environnement et des stratégies RSE des entreprises dans l’amélioration de leur empreinte environnementale.

Des outils clés en mains sont ainsi proposés par Noé : mélanges prairiaux adaptés aux terroirs, guides techniques (semis, gestion…), panneaux de sensibilisation, protocole de suivi des populations de papillons (Propage).

Mais au-delà des réponses techniques d’excellence, Noé s’efforce de mobiliser des leviers puissants, permettant un véritable changement d’échelle en termes de prise en compte de la biodiversité des milieux ouverts (filières agroalimentaires, grands réseaux d’infrastructures linéaires…).

Une solution durable pour les milieux agricoles : l'agroécologie

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L’agroécologie rassemble toutes les formes alternatives de production agricole telles que l’agriculture biologique, l’agriculture de conservation, l’agroforesterie, la permaculture… Elles ont pour point commun de revenir à une meilleure observation et compréhension des équilibres écosystémiques, pour permettre à l’agriculture de ne plus être dépendante des intrants de synthèse et de préserver la biodiversité.

Pour améliorer significativement la biodiversité des zones agricoles, Noé a choisi d’agir avec les filières agroalimentaires qui, du fait de productions industrielles, représentent une forte emprise sur le territoire national. Elles sont en effet confrontées à une demande croissante des consommateurs et institutions. De par leur relation étroite avec le monde agricole, les entreprises agroalimentaires doivent s’engager en leader de la transition agroécologique de leurs filières. Le déploiement des prairies de Noé dans les milieux agricoles est pour nous le premier signe de la prise en compte de la biodiversité et d’un changement plus global des pratiques culturales et de la mutation de notre système agroalimentaire.

A travers son partenariat avec l’entreprise LU et la création conjointe de la charte LU’Harmony, Noé participe notamment à l’intégration de zones de prairies fleuries dans les champs de blé de 1900 céréaliculteurs français, ce qui représente un premier pas vers la transition agricole.