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Une diversité exceptionnelle d’abeilles sauvages

17 février 2017

Le saviez-vous ?

L’abeille domestique a de nombreuses cousines sauvages : il existe près de 831 espèces d’abeilles sauvages en France, dont la plupart sont solitaires. Si l’on ajoute les bourdons, ce nombre avoisine les 1000 espèces. Si l’on prend le temps de les observer, on se rend vite compte qu’elles sont toutes différentes les unes des autres : leur taille, leur fonction, les fleurs qu’elles butinent, leurs nids, les moments de la journée où l’on peut les observer, les différencient. Ces abeilles, dans leur diversité, ont des bienfaits pour la Nature et l’Homme, mais malheureusement ils sont encore méconnus par la quasi-majorité des personnes. Les abeilles sauvages existaient déjà à l’époque des dinosaures et se voient aujourd’hui menacées de disparaître. L’agriculture intensive, l’utilisation des pesticides, la disparition et fragmentation des milieux naturels en ville et à la campagne, la pollution, les espèces exotiques envahissantes, les agents pathogènes et le changement climatique sont les différentes menaces qui pourraient provoquer leur disparition dans les prochaines années. Pourtant, 80 % des cultures dépendent des pollinisateurs sauvages et des abeilles domestiques. La valeur monétaire du travail fourni par les pollinisateurs en Europe est estimée à 14 milliards d’euros par an. En appliquant par exemple les dix gestes de la Charte des Jardins de Noé, on peut leur offrir de quoi s’abriter, comme un hôtel à abeilles et de quoi se nourrir comme une prairie fleurie naturelle. Et par la suite, vous pourrez à nouveau observer des abeilles sauvages dans vos jardins, dès l’arrivée du printemps.

Mais où vivent-elles ?

La plupart des abeilles sauvages ne vivent pas en colonie comme leur cousine domestique et ne produisent pas de miel. Les femelles aménagent souvent dans des cavités qu’elles ont creusées dans le sol, alors que, certaines espèces élisent domicile dans des tiges creuses ou dans d’anciens trous creusés par des coléoptères dans le bois mort. De plus, il est possible de les voir dans des coquilles d’escargot, comme c’est le cas pour l’osmie bicolore par exemple. Une fois installées, elles construisent des cellules dans des cavités qui abriteront chacune une larve et sera gorgée de pollen. D’autres abeilles préfèrent vivre directement dans les bâtiments, c’est le cas de l’anthophore aux pattes poilues qui vit dans les étables ou garages à l’abri du vent et des intempéries ou encore l’anthidie cotonnière qui vie dans les poteaux de clôtures. Plus largement, outre dans vos jardins et vos maisons, les abeilles sauvages vivent souvent au niveau des talus, près des routes ou des exploitations agricoles. Ainsi, lorsque l’exploitation agricole est respectueuse de l’environnement, on observe facilement des abeilles aux alentours. La biodiversité et le taux de pollinisation sont plus élevés sur les exploitations qui ont peu ou pas recours aux pesticides. D’autre part, lorsque le fauchage du bord des routes arrive tôt durant l’année, c’est toute la ressource alimentaire des abeilles qui disparaît.

Noé est en train de développer un programme global pour enrayer le déclin des pollinisateurs tels que les abeilles sauvages. Nous vous tiendrons informé des différentes actions qu’ils comportent dans les prochaines semaines.  En attendant, vivement le début du printemps pour les observer !

Si vous souhaitez en savoir plus sur les abeilles sauvages et sur leur diversité, nous vous invitons à regarder un documentaire diffusé par Arte mardi 14 février 2017.

Voici le lien :

https://www.youtube.com/watch?v=Pm79Fl8yxKw