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Stop au déclin des pollinisateurs

28 novembre 2016

Après l’annonce le 22 novembre dernier par Ségolène Royal et Barbara Pompili de nouvelles mesures pour renforcer les actions du Plan national visant à enrayer le déclin des pollinisateurs, le Ministère de l’Environnement publie les premiers chiffres sur l’évaluation du service de pollinisation en France. Les scientifiques ont ainsi évalué entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros la valeur du travail des insectes pollinisateurs dans la production végétale destinée à l’alimentation des français. Si les pollinisateurs venaient à disparaître, les conséquences seraient catastrophiques.

La mortalité des abeilles domestiques a atteint 30% en 15 ans.

L’exposition aux produits phytosanitaires, la diminution de l’abondance des fleurs sauvages (leurs ressources alimentaires), ou encore l’intensification agricole, sont autant d’explications à cette disparition. Et par voie de conséquence, l’effondrement des populations de pollinisateurs sauvages entraine aussi une perte de diversité végétale.

Pourtant les abeilles sauvages et domestiques sont indispensables à notre alimentation.

80 % des plantes cultivées à travers le monde, dont nos arbres fruitiers et nos légumes, ont besoin des abeilles pour leur pollinisation.

Pour se rendre compte de l’enjeu, le Commissariat général au développement durable vient de publier la première évaluation sur le service de pollinisation en France. Celle-ci montre que « la part de la production végétale destinée à l’alimentation humaine que l’on peut attribuer à l’action des insectes pollinisateurs représente une valeur comprise entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros » !

Agir sur les filières agricoles des entreprises agroalimentaires

Le 22 novembre dernier, Ségolène Royal, Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, et Barbara Pompili, Secrétaire d’État à la biodiversité, présentaient 7 nouvelles actions pour renforcer le plan national « France Terre de Pollinisateurs ». L’une d’entre elles consiste à favoriser les pratiques agricoles favorables aux pollinisateurs, notamment dans les filières des entreprises agroalimentaires en prenant exemple sur l’expérience réussie du partenariat entre Noé et son partenaire LU à travers la Charte « LU Harmony ».

Des spécificités territoriales à considérer

Le rapport de l’évaluation du service de pollinisation rappelle cependant que « la vulnérabilité des productions végétales vis-à-vis du déclin des populations d’insectes pollinisateurs dépend des espèces cultivées et varie donc très fortement d’un département à l’autre ». Un des enjeux majeurs pour préserver les pollinisateurs est donc de mettre en place des solutions adaptées aux différents territoires, comme la restauration de prairies fleuries, source d’alimentation pour les pollinisateurs, grâce à des mélanges de graines éco-régionaux, adaptés aux conditions biogéographiques du territoire, favorisant des semences issues d’une production régionale et une flore locale.

Les insectes pollinisateurs, une priorité pour Noé

Noé est engagé très fortement dans la sauvegarde des pollinisateurs sauvages et la lutte contre l’utilisation massive des pesticides en impliquant tous les acteurs du territoire : particuliers, collectivités, entreprises, institutionnels, etc. à travers des actions de restauration des prairies naturelles, l’arrêt des pesticides, la promotion de l’agro-écologie, l’accompagnement à la mise en œuvre de pratiques écologiques dans les jardins et espaces verts, le suivi des papillons des jardins, etc.

Reconnu comme apporteur de solutions alternatives efficaces pour la restauration et la gestion écologique dans les jardins, espaces végétalisés mais aussi dans les zones agricoles, Noé est signataire du Plan Ecophyto 2018 et prend part aux réunions et discussions pour la définition du Plan national Ecophyto 2, à la demande du Ministère de l’Environnement, de l’énergie et de la mer et de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA).

Noé est membre du comité de labellisation du label BeeFriendly et du comité d’organisation de la Semaine pour les alternatives aux pesticides.

Noé s’est engagé aux côtés de la Fondation Nicolas Hulot et de nombreuses associations pour la signature d’un moratoire sur les néonicotinoïdes. Grace aux 670 000 signatures, le sujet a été pris en compte dans la loi pour la reconquête pour la biodiversité définitivement votée par l’Assemblée nationale le 20 juillet 2016. Cette loi prévoit notamment que tous les pesticides de la famille des néonicotinoïdes seront interdits à partir du 1er septembre 2018 (même si des dérogations seront possibles jusqu’en 2020).