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Retour sur la journée de rassemblement Propage

20 décembre 2018

Le 14 décembre dernier, Noé et le Muséum national d’Histoire naturelle organisaient le rassemblement Propage. La matinée était dédiée à la présentation des résultats de ce protocole de suivi des papillons de jour destiné aux gestionnaires d’espaces verts qui s’inscrit dans le cadre du programme des « Prairies de Noé ». L’événement a réuni près de 90 participants qui ont pu découvrir les résultats du protocole après 9 années de suivi.

Le rassemblement a permis d’échanger sur le protocole et les pratiques mises en place avec les interventions de :

  • Nicolas Buttazzoni, gestionnaire du parc du Sausset, qui a présenté les résultats du Propage que le parc suit depuis 2009
  • Julie Chauvigné, chargée de mission environnement chez Nord Nature Chico Mendès, avec son retour sur la stratégie d’animation régionale de l’association. L’occasion de mettre en lumière les avantages du Propage en tant qu’outil de sensibilisation pour la gestion différenciée et l’importance de l’animation des protocoles de sciences participatives.
  • David Geoffroy et Christine Simoens de la ville de Grenoble venus présenter la mise en place et les résultats des protocoles d’observation des sites urbains et des classes de gestion à Grenoble
  • Marine Gabillet, doctorante au MNHN – IRSTEA, qui a présenté les premiers résultats de son travail de recherche sur le thème suivant : « Quand jardiniers et papillons se rencontrent : la participation à Propage au prisme des émotions ».

Julie Valarcher, chargée de programme « Prairie de Noé » chez Noé, et Anne-Laure Gourmand, chargée de mission Vigie Nature au Muséum national d’Histoire naturelle, ont présenté les résultats du protocole.

1180 transects ont été suivis au moins une fois entre 2009 et 2018, ce qui a permis le comptage de 70911 papillons. Les espèces les plus observées sont les piérides blanches (plus de 18 400) loin devant les lycènes bleues (9600) et le myrtil (7400). Les habitats suivis sont principalement les prairies (40% des habitats suivis depuis 2009), les pelouses (15%) et les squares urbains (14%).

Étant donné que le protocole existe depuis bientôt 10 ans, les données collectées dévoilent des premières tendances. Les résultats permettent d’avoir un suivi par espèce ou groupe d’espèces.

L’impact de la gestion des prairies sur les papillons a également été mis en avant lors de cette matinée de restitution. Ainsi, le protocole Propage permet de démontrer que l’abondance moyenne des papillons est 1/3 plus élevé dans les prairies non fauchées ou en fauche tardive par rapport aux prairies fauchées plusieurs fois ou précocement. La fauche semble donc impacter l’abondance des espèces. Certaines espèces y sont plus sensibles : les lycènes bleues, le demi Deuil, le myrtil, le procris, l’amaryllis et les mélitées. De quoi faire réfléchir sur les pratiques de gestion des prairies.