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Le Gouvernement dévoile son Plan pour une agriculture moins dépendante des pesticides

27 avril 2018

L’objectif de réduire de 50% de la consommation de pesticides, fixé lors du Grenelle de l’environnement, avait déjà été reporté à 2025. Aujourd’hui, l’échéance de 2020 pour atteindre le palier intermédiaire de 25% arrive à grand pas avec de nombreuses incertitudes quant à sa réalisation. Ce mercredi 25 avril, le Gouvernement a dévoilé son nouveau « Plan sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides » pour maintenir et atteindre cet objectif.

Noé encourage à la prise de responsabilité des acteurs des filières pour une transformation massive de notre modèle agricole vers l’agroécologie qui replace la biodiversité au cœur des systèmes de production. Dans ce cadre, nous retrouvons dans ce nouveau Plan d’actions gouvernemental certaines de nos préconisations : l’investissement dans la recherche de solutions alternatives aux intrants, la transformation du conseil aux agriculteurs dans une logique d’accompagnement au changement, l’implication des filières, etc.

Sur ce dernier point, nous regrettons que ce Plan d’actions n’engage pas plus les filières pour « inclure dans leurs plans des objectifs quantifiables et vérifiables de réduction des produits phytosanitaires ». Les actions qui doivent être concrètement mises en œuvre pour réaliser ces objectifs ne sont pas non plus citées (ex : soutien financier aux changements de pratiques des agriculteurs, inclusion de ces objectifs dans les cahiers des charges que doivent remplir les fournisseurs agricoles, sensibilisation du consommateur, etc.). Au même titre que le conseil et le développement agricole, les autres échelons des filières (ex : sélection de races et variétés, transformation, distribution) ont un rôle clé dans cette transition. Ils devraient donc clairement être ciblés pour accélérer la transformation globale de notre système agroalimentaire en faveur de l’agroécologie.

D’une manière générale, Noé attend la transcription opérationnelle de ce Plan d’actions qui devra répondre à l’urgence que représente la destruction des écosystèmes agricoles et naturels. Nous serons vigilants quant à la place centrale qui devra être donnée aux solutions agroécologiques et fondées sur la restauration des services écosystémiques et de la biodiversité.

Retrouvez le Plan d'actions et plus d’informations sur nos préconisations :