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Des chasseurs traditionnels en soutien du projet au Niger

16 août 2016

La dernière mission de suivi écologique du projet au Niger mené par Noé a été conduite par notre chef de projet, un étudiant nigérien en biologie de conservation, notre partenaire Sahara Conservation Fund, Reneco for wildlife conservation mais également 4 chasseurs traditionnels.

Cette mission était dédiée au suivi des populations des Outardes arabe et Outardes de nubie présentes dans la Réserve aussi qu’à la pose de 9 colliers émetteurs apportés par Reneco for wildlife.

Afin de permettre une capture des Outardes pour la pose de ces 9 colliers émetteurs, le Sultan de Zinder, partenaire du projet, a mis à disposition ses 4 meilleurs chasseurs traditionnels connaissant parfaitement la zone et les méthodes d’approche de ces oiseaux. Grâce à leur participation, les 9 colliers ont été posés. Désormais, et pendant un an, les mouvements des 9 outardes équipées pourront être suivies. Ils nous apprendront énormément sur ces 2 espèces dont les populations sauvages au Niger sont soumises à la pression de la chasse traditionnelle par faucons menée par de riches chasseurs de la péninsule arabique.

La participation des chasseurs traditionnels a mis en évidence leur excellente connaissance du terrain, de la réserve mais aussi leur connaissance des pratiques des braconniers et les lieux où les pièges peuvent être posés. Les 2 semaines de mission ont permis de réaliser que leur intérêt pour la biodiversité est sincère, qu’ils méprisent les braconniers ne pratiquant pas la chasse traditionnelle, utilisant des armes à feu par exemple.

C’est sur ce constat que des réflexions ont germé parmi les membres du projet. Et si ces chasseurs traditionnels étaient associés aux activités de lutte anti-braconnage menées dans la Réserve ? Et si ces chasseurs accompagnaient les forestiers de l’Unité de Gestion de l’Aire Protégée durant leur mission sur le terrain? Et si leurs connaissances étaient utilisées pour débarrasser la Réserve des nombreux pièges qui y sont présents ? Autant d’idées qu’il nous faudra affiner, et qui pourront peut être nous permettre de mieux faire face au braconnage.