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Le carabe, grand carnivore des sols

11 octobre 2017

Pucerons, limaces et escargots, nombreux sont les prédateurs des plantes qui poussent dans nos champs et jardins. Pourtant l’usage des produits phytosanitaires ne sera bientôt plus autorisé dans les jardins. Et étant donnés leurs impacts écologiques et sanitaires, la réduction de leur utilisation agricole ne peut également plus se faire attendre. C’est dans l’idée de diffuser des pratiques alternatives, que nous vous présentons aujourd‘hui un allié (et pas des moindres) de la bien connue coccinelle dévoreuse de pucerons : le carabe.

À ne pas confondre avec leurs cousins les scarabées, les carabes sont également des coléoptères dont la carapace présente des reflets sombres (verts, bronzes, violets et bleus). Mais ils présentent un corps plus allongé et souvent des antennes plus courtes. Ils sont pour la plupart actifs la nuit sous et sur terre et peuvent vivre jusqu’à 4 ans ! Ils se reproduisent en général au printemps, puis leurs larves se développent dans le sol jusqu’à l’année suivante où elles émergent sous forme adulte avant l’hiver. On compte environ 1000 espèces différentes en France.

À leur échelle, les carabes sont des grands carnivores à l’âge adulte mais surtout larvaire. Larves, œufs, pucerons, limaces et escargots, rien ne leur résiste ! On estime qu’un carabe peut consommer jusqu’à 125 pucerons par jour ou 6 limaces par jour. Et quand cette nourriture vient à manquer, les adultes peuvent même se nourrir de graines de mauvaises herbes. Les carabes sont donc des auxiliaires de cultures qui les protègent des ravageurs et des adventices concurrentes pour l’eau, la lumière et les nutriments du sol. De quoi de venir les meilleurs amis des jardiniers et agriculteurs.

Mais alors comment pouvez-vous favoriser leur présence ?

La présence des carabes dépend fortement du bon état écologique du milieu dans lequel ils évoluent. Ainsi, les traitements phytosanitaires les fragilisent fortement. Mais au contraire, si vous avez de bonnes pratiques, ils doivent pouvoir maîtriser les populations de ravageurs pour ne pas y avoir recours ! Ils apprécient les milieux ouverts avec une grande diversité d’habitats et des éléments offrant des abris pour le jour et l’hivernage : haies, tas de bois, de feuilles ou de cailloux, aménagements enherbés.... Un travail du sol réduit avec moins de labour permettra de préserver le sol dans lequel ils vivent. Et un couvert végétal toute l’année leur offrira refuge et terrain de chasse.

C’est au travers de ses programmes « Prairies de Noé » et « Jardins de Noé » que Noé défend ce type de pratiques respectueuses de la biodiversité !