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Il est encore temps d'agir pour éviter l'extinction massive des populations de vertébrés

21 août 2017

Noé revient sur les études alarmantes évoquant l’accélération de la sixième extinction de masse des vertébrés, qui ont été publiées en octobre 2016 et juillet 2017, respectivement dans le Rapport Planète Vivante et dans la revue scientifique « Proceedings of the National Academy of Sciences » (PNAS) et qui ont fait l’objet d’un fort engouement médiatique.

Les études publiées en octobre 2016 et en juillet 2017 se différencient des précédentes par le paramètre sélectionné pour caractériser l’ampleur de la crise actuelle de la biodiversité : elles se sont intéressées à la réduction et à l’extinction des populations et non des espèces, ce qui n’avait jamais été quantifié jusqu’à présent. Les conclusions ont été les suivantes : le nombre d’individus de vertébrés terrestres et marins a au moins chuté de 58% entre 1970 et 2012, une espèce de vertébrés sur trois voit actuellement sa population globale diminuer et parmi les 177 espèces de mammifères étudiées plus spécifiquement par les chercheurs, 40% ont perdu plus de 80% de leur aire de répartition historique depuis 1900. Dans tous les cas, ces résultats montrent que les espèces plus communes qui nous entourent, représentants de la biodiversité dite « ordinaire », enregistrent des reculs massifs de leurs effectifs, sans pour autant être classées dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Ainsi, environ 30% des espèces de vertébrés qui voient leur population diminuer apparaissent aujourd’hui assez communes et ordinaires pour être encore classées par l’IUCN dans la catégorie « préoccupation  mineure » (least concern), une proportion qui atteint 55% chez les oiseaux.

D’après Gerardo Ceballos, l’un des auteurs de l’étude de juillet 2017, « l’érosion des espèces entraîne de graves conséquences en cascade sur l’ensemble des écosystèmes, ainsi que des impacts économiques et sociaux pour l’humain ». D’après lui, le délai avant que cela ne soit trop tard est très court, peut-être deux à trois décennies tout au plus, et il en va de la survie de de l’humanité. De par le nouvel éclairage qu’elles apportent, ces études ont fait l’objet d’un fort engouement médiatique. Pourtant, nous connaissons tous les raisons de cette sixième extinction de masse (réduction et fragmentation des habitats, surexploitation des ressources, pollution des sols par l’agriculture intensive, pression démographique, surconsommation, espèces invasives, changements climatiques), le constat est largement partagé. Et des solutions simples et applicables par tous existent : consommer des produits locaux et respectueux de la biodiversité, réduire notre consommation de viande et nos déchets, réformer nos systèmes énergétiques et nos moyens de transport, voire simplement prendre le temps d’observer et de comprendre la biodiversité qui nous entoure. En adoptant ces comportements plus respectueux de la nature, c’est notre avenir à tous que nous préservons.

Noé se bat depuis de nombreuses années pour protéger la biodiversité dont nous dépendons tous au quotidien, sujet de notre dernière campagne nationale de communication « Dans l’ombre des plus grands les plus petits disparaissent ».

Par ses programmes de terrain, Noé protège la biodiversité et propose à tout un chacun d’agir de façon simple et pragmatique, car chaque geste compte ! Découvrez nos programmes et agissez avec Noé ! www.noe.org