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Consommation responsable : les chiffres 2017

25 juillet 2017

L’observatoire « Mes Courses Pour La Planète » fait le point sur une année de consommation responsable et dresse l’état des lieux des ventes et des évolutions des produits responsables et des offres alternatives en 2016 sur plusieurs marchés : alimentation, transport, habitat et financier.
Globalement, le marché du responsable gagne du terrain, les consommateurs sont de plus en plus exigeants dans leurs choix, notamment dans l’alimentation et les produits de consommation courante. Une bonne nouvelle pour l’environnement et pour la biodiversité !
Retour sur quelques chiffres.

Le baromètre de la consommation responsable mené par GreenFlex met en évidence qu’une majorité de consommateurs (53%) associent consommer responsable à consommer autrement : produits éco-responsables, éthiques, locaux et donc certifiés ou labellisés. Cela signifie aussi pour un grand nombre (32%) de diminuer sa consommation.
Une majorité de Français se disent d’ailleurs prêts à payer plus cher pour un produit plus vertueux. Les actes semblent confirmer les bonnes intentions.

Alimentation : un mouvement de fond vers le responsable ?

Les produits labellisés, éthiques ou éco-responsables ont le vent en poupe : la vente des produits équitables a explosé (+42,8%), permettant au marché du commerce équitable en France d’atteindre 1 milliard d’euros.

Une tendance similaire est observée pour les produits « bio » puisque le marché de l’alimentation biologique enregistre aussi une forte croissance (+20%) pour un montant total de vente de 7 milliards d’euros.
C’est d’ailleurs 79% des établissements scolaires qui proposaient des produits biologiques dans leur restaurant en 2016.

Dans le domaine de la pêche, les ventes de produits porteurs du label MSC (Marine Stewardship Council) ont fortement augmenté (+35%) malgré les critiques dont l’association MSC a été la cible à la fin de l’année 2016. Les effets de cette polémique se feront peut-être davantage sentir sur les résultats de 2017.

Transport : la mobilité alternative toujours au top

Avec 59% des français qui continuent d’utiliser leur voiture au quotidien, la voiture individuelle reste le mode de transport préféré des français. La première plateforme française du covoiturage a tout de même enregistré une nette progression (+60%) des inscriptions et a récemment lancé une offre concernant les trajets quotidiens courts et fréquents, comme les trajets domicile/travail.

Côté deux-roues, les ventes de vélos électriques croissent (+31%). Cette tendance devrait se confirmer pour l’année prochaine avec le lancement par l’Etat de la prime de 200€ à l’achat d’un vélo électrique. Globalement, les ventes de vélos ont atteint 3 millions de vélos, toutes catégories confondues (+1,3%).

Enfin, 69% des Français vivant dans une agglomération de plus de 50.000 habitants ont utilisé les transports en commun au moins deux fois par semaine. Si ce chiffre est en augmentation (+2%), ils ne sont que 13% dont la motivation première est la cause environnementale. Le bus (69%) et le métro (55%) sont les modes de transports en commun les plus utilisés.

Énergie : les renouvelables gagnent globalement du terrain mais sont victimes des aléas climatiques

Regroupées, les principales sources d’électricité renouvelables (photovoltaïque, éolien et hydraulique) ont vu la capacité de leurs parcs installés s’accroitre de près de 10% pour atteindre 44.000 MW (mégawatts). Il s’agit de la puissance théorique que sont capables de produire l’ensemble des installations photovoltaïques, éolienne et hydraulique.

Malgré une baisse des productions éoliennes et hydrauliques engendrée par des conditions météorologiques peu favorables, la production de l’ensemble de ces sources s’est élevée en 2016 à 88,2 TWh (terrawatts-heure) et a permis de couvrir 18,2% des besoins nationaux en électricité.

Le secteur du chauffage bois est globalement stagnant alors que le marché des pompes à chaleur est en bonne santé.

Retrouvez tous les chiffres et toutes les catégories dans le rapport complet.

Globalement, ce rapport dénote une tendance générale des Français à prendre de plus en plus en compte l’impact de leur consommation dans leurs choix de vie.
C’est ce genre de changement que cherche à accompagner Noé, en s’engageant pour améliorer la qualité de vie en ville au travers de ses programmes.
Par exemple, le programme « Maisons de Noé » a pour but de proposer des gestes simples à mettre en œuvre pour un habitat durable et permettre à chacun de devenir un éco-citoyen respectueux de la biodiversité. Ce programme est pour l’instant mis en place auprès des professionnels dans le cadre de sites d’entreprises afin de créer des lieux de travail propices au bien-être, il sera bientôt disponible pour le grand public.

Si les chiffres sont encourageants, il serait illusoire de faire peser la responsabilité d’une transition des filières sur les consommateurs seuls. La collaboration entre les ONG et les entreprises reste plus que jamais centrale pour continuer à faire évoluer les filières industrielles et le cadre réglementaire vers des pratiques plus responsables, plus durables et plus transparentes.

C’est dans ce sens que Noé collabore avec Lu depuis 2010 dans le cadre du programme « Prairies de Noé » pour intégrer à la filière du blé des pratiques plus respectueuses de la biodiversité. De plus, Noé milite activement pour plus de transparence sur les produits auprès du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et des entreprises du secteur agroalimentaire.

Retrouvez l'ensemble de nos actions sur noe.org et n'hésitez pas à nous contacter !