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Climat et biodiversité, intimement liés...

07 août 2017

Changement climatique et biodiversité : deux sujets intimement liés !

A la suite de la conférence internationale sur le climat de Paris en novembre 2015, Le sujet du climat reste plus que jamais d’actualité. Différents articles rappellent le grave danger que fait peser sur la planète une augmentation des températures de plus de 2°C d’ici la fin du siècle. Or, les dernières simulations tendent plutôt vers une augmentation de 3°C, incluant même en partie une poursuite des efforts menés dans la transition énergétique. L’humain devra donc s’adapter et doit dès aujourd’hui engager ses sociétés dans une transition écologique durable, pour limiter au maximum les lourdes conséquences du changement climatique.

Rappelons que le changement climatique global est déjà en cours et effectif, avec une augmentation actuelle des températures globales de plus de 1°C par rapport à l’époque pré-industrielle, et de 0,6 degrés environ par rapport aux dernières normales thermiques 1980-2010. Son origine majoritairement anthropique ne fait aucun doute.

Précisons enfin que la situation climatique observée aujourd’hui (en termes d’élévation du niveau des températures) correspond globalement aux simulations réalisées dans les années 90, preuve supplémentaire de la robustesse des observations, analyses et prévisions proposées par les climatologues.

Au sein de cette actualité, on entend cependant peu d’experts et de personnalités insister sur les relations inextricables entre climat et biodiversité. La dimension négative de ce lien, à savoir que les changements climatiques vont accentuer fortement l’érosion engagée de la biodiversité, est fréquemment évoquée. En effet, tristement, la sixième vague d’extinction, déjà bien entamée, va s’amplifier sous l’effet des changements globaux, c’est un fait. La disparition d’environ 25 % des espèces vivantes d’ici à 2050 est même annoncée par les scientifiques. Parmi les conséquences fréquemment étudiées, citons l’évolution vers le nord de l’aire de répartition d’espèces, ce qui fragilise considérablement les populations les plus sédentaires, l’impact direct sur la nature de vagues de chaleurs intenses ou d’aléas climatiques imputables au réchauffement climatique, le développement d’espèces exogènes et/ou invasives perturbant le fonctionnement local des écosystèmes.

La biodiversité est cependant aussi un allié précieux pour réduire les conséquences des changements climatiques, en complément de l’indispensable et nécessaire décarbonisation de nos activités (rappelons le rôle central des émissions de GES dans le réchauffement anthropique) : piégeurs de carbone, les océans et les forêts sont à même d’absorber une forte quantité de CO2 ; fonctionnels et préservés, les écosystèmes régulent le climat localement, évitent les crues et les impacts d’évènements climatiques extrêmes sur les humains, etc.

De façon à garantir les deux fondements du bon état de santé des écosystèmes, c’est à dire le degré de naturalité et la connectivité des milieux naturels, il est indispensable d’accentuer la restauration de la biodiversité sur le territoire français et d’engager les principaux acteurs gestionnaires et exploitants dans la transition écologique.

Encourager la transition agroécologique des territoires avec le programme "Prairies de Noé", soutenir la sauvegarde des pollinisateurs, œuvrer pour des espaces verts à biodiversité positive (programme "Jardins de Noé"), agir pour des villes résilientes et durables ("Villes de Noé"), c’est ainsi l’engagement de Noé pour bâtir des écosystèmes naturels préservés, encourageant l’atténuation des conséquences du changement climatique.