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Baromètre des certifications environnementales : quel bilan pour 2017 ?

18 juillet 2017

Green Soluce, cabinet de conseil spécialisé dans l’immobilier et la ville durable, publie son baromètre annuel faisant l’état des lieux des certifications environnementales les plus connues : HQE, BREEAM et LEED. Pour cette 4ème édition, Green Soluce a élargi sont analyse à l’échelle européenne et à deux nouvelles certifications : DGNB et WELL.

Ces certifications environnementales ne sont pas imposées par la réglementation et valorisent les bâtiments qui respectent des standards plus élevés que la réglementation (notamment pour l’énergie) et sur des points non concernés par la réglementation (comme le confort thermique et acoustique).

Cependant, ces certifications sont souvent exigées par la maitrise d’ouvrage car elles constituent la garantie d’un confort d’utilisation et d’une qualité environnementale ambitieuse.

Il est possible de combiner ces certifications, les référentiels présentent de nombreux points communs. Un exemple : Challenger, le siège de Bouygues, est porteur de la triple certification HQE-BREEAM-LEED.

Cependant, les bâtiments « multi-certifiés » sont peu répandus du fait du surcoût qu’une certification multiple engendre (frais de dossiers, études supplémentaires, etc.)..

5 certifications, deux thématiques

 

Ces 5 certifications ont en commun de reposer sur un référentiel d’exigences strictes et de labelliser un projet en fonction du score atteint. L’une d’elles se distingue cependant des autres par la thématique centrale abordée par son référentiel.

En effet, les certifications HQE (France), BREEAM (Royaume-Uni), LEED (Amérique du Nord) et DGNB (Allemagne) ont une approche très similaire du bâtiment durable avec des thèmes récurrents : consommations d’eau, besoins énergétiques, déplacements des utilisateurs, environnement du projet…

La certification WELL est focalisée sur le bien-être des occupants avec des thèmes comme l’alimentation et l’activité physique.

Une demande en augmentation dans l’immobilier non résidentiel

 

En Europe, le nombre de projets certifiés ou en cours au 31 décembre 2016 a grimpé de 22% (15 751 projets) par rapport à l’année 2015 (12 980 projets).

La majorité des projets sont neufs ou en réhabilitation (85%). Les pays les plus demandeurs sont : le Luxembourg, le Royaume-Uni et la France.

Pour les 25% de certifications en exploitation (bâtiment fonctionnel) là encore le Luxembourg se distingue, suivi par la Suède et la Belgique.

En France, Paris et Boulogne-Billancourt absorbent à elles-deux près de 20% des projets certifiés en neuf ou réhabilitation sur le territoire, suivies par Lyon.

Une ouverture très faible : des certifications victimes du chauvinisme ?

 

Il ressort que les certifications recherchées varient grandement selon les pays. Pour Paris et Londres, c’est la certification nationale (respectivement HQE et BREEAM) qui domine très largement le choix des certifications (respectivement 71% et 90% des projets). En Allemagne, les certifications DGNB et LEED se partagent le marché (99% des projets).

On constate un très faible ouverture aux certifications étrangères : HQE et DGNB sont quasiment absentes hors de la France et de l’Allemagne et LEED ne parvient pas à s’exprimer au Royaume-Uni (10% des projets) ni en France (4%).

Le prochain grand défi consistera donc à trouver des équivalences et des terrains d’ententes entre les certifications pour favoriser leur exportation.

Des bâtiments durables, mais pour quels usage(r)s ?

 

Plus récent, le label BiodiverCity, porté par le CIBI récompense les projets ayant intégré la prise en compte de la biodiversité et de l’usager au cœur de leur ambition.

Si la prise en compte des usagers prend de plus en plus d’ampleur (via le label WELL par exemple), le sujet de la biodiversité, au cœur des enjeux d’une société durable, est souvent peu pris en compte par les certifications de ce baromètre et concerne exclusivement une biodiversité extraordinaire d’espèces rares et menacées.

Membre du CIBI, Noé veut réconcilier l’urbain et la biodiversité.

Pour cela, Noé porte une démarche qui renforce la qualité d’usage en se basant sur deux programmes, « Maisons de Noé » et « Jardins de Noé », qui ont pour objectifs de préserver la biodiversité ordinaire en milieu urbain, à l’échelle des espaces verts et dans le cadre bâti.

Cette démarche vise également à recréer le lien la biodiversité de proximité et les services rendus à l’Homme pour créer les conditions d’un cadre de vie durable.

Elle permet notamment de répondre aux exigences de l’axe 4 du label BiodiverCity, qui concerne les aménités environnementales du projet.

 

Si cette démarche vous intéresse, contactez-nous !