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Au PNUE, Noé témoigne du braconnage d’espèces menacées

02 juin 2016

Le 1er juin, Noé est intervenu à une conférence du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) sur le commerce illégal de la vie sauvage. Cette conférence était organisée dans le cadre de la journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque année le 5 juin.

S’exprimant au côté de Ben Janse Van Rensburg, représentant de la CITES, Noé a évoqué plusieurs espèces victimes de braconnage ou de commerce illégal, protégées dans le cadre de nos programmes à l’international.

Dans la Réserve Nationale de Termit et Tin Toumma au Niger, l’addax, une espèce d’antilope emblématique de la faune sahélo-saharienne, est victime de braconnage. Les chasseurs locaux, mais aussi les agents de sécurité du site pétrolier de la CNPC situé dans la réserve, chassent l’addax pour le loisir ou pour se nourrir. L’addax est aujourd’hui en voie d’extinction imminente. Au côté de la société civile, Noé accompagne les pouvoirs publics nigériens dans leurs actions de conservation de la faune sauvage et a recommandé le renforcement des activités de patrouille dans le parc naturel.

En Albanie, le braconnage a placé le pélican frisé en danger d’extinction. L’instauration d’une interdiction de la chasse de 2014 à 2016 a permis à la population de pélicans frisés de se régénérer. A l’heure actuelle, Noé plaide auprès des pouvoirs publics albanais pour une extension de l’interdiction sur cinq ans.

Fait moins connu, le commerce illégal menace également des espèces végétales. En Nouvelle-Calédonie, certaines espèces protégées de palmiers et de conifères sont très prisées par les collectionneurs et leurs graines, d’une valeur très élevées, sont vendues sur le marché noir. Noé mène des projets de conservation de ces espèces et travaille avec les douanes locales afin de lutter contre le commerce illégal de graines.

Le braconnage et le commerce illégal sont un véritable fléau pour certaines espèces déjà menacées et fragilisées. Chacun d’entre nous peut pourtant participer mettre fin à ces pratiques, comme l’a souligne Noé à la fin de la conférence. D’une part en n’achetant plus de produits provenant d’espèces animales ou végétales protégées : leur consommation donne de la valeur à ces espèces, ce qui amplifie le braconnage. Mais aussi en privilégiant l’éco-tourisme, qui permet de voyager tout en respectant la faune et la flore des sites naturels.