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AGATA, un club pour des filières agroalimentaires engagées pour la biodiversité

16 octobre 2018

Le 20 septembre dernier, Noé a organisé la toute première réunion de son nouveau groupe d’experts et d’entreprises agroalimentaires : AGATA. Son objectif : mener ensemble des projets pour favoriser l’adoption de pratiques plus respectueuses de la biodiversité chez les producteurs qui fournissent les industriels et distributeurs de l’agroalimentaire. 7 idées de projets sont sorties de cette réunion. De quoi laisser à Noé et à ceux qui s’engageront dans ce « club », du travail pour les 3 prochaines années !

Dans sa volonté d’agir pour la restauration de la biodiversité des milieux agricoles, Noé s’efforce d’engager les entreprises agroalimentaires pour des filières agricoles durables. Le programme « Biodiversité & Agriculture » (Fermes de Noé) a pour ambition d’en faire de véritables leviers pour le développement de pratiques agroécologiques.

Fruit d’une bonne année de travail avec des experts et des filières agroalimentaires, Noé a publié en mars de cette année, un guide à destination des entreprises. En 6 recommandations, il propose des solutions liées à leurs différentes activités : relations commerciales avec leurs fournisseurs, communication au consommateur, sensibilisation des employés, etc. Noé s’est appuyé sur ce travail pour rédiger son plaidoyer pour l’agroécologie. Grâce à un format plus court, ce plaidoyer explique rapidement la vision de Noé pour l’agriculture et les changements nécessaires dans les filières.

Retrouvez les deux documents sur cette page.

Mais pour mettre en œuvre effectivement ces recommandations, les entreprises et leurs fournisseurs manquent encore d’outils et méthodes. C’est pour cela que Noé et son partenaire, CDC Biodiversité*, ont décidé de continuer à animer cette dynamique collective et ont créé AGATA. Ce club rassemble experts et acteurs autour d’une même table et d’un objectif commun : mieux préserver la biodiversité dans les filières agroalimentaires. Mais pourquoi l’appeler AGATA ? Cet acronyme signifie AGroAlimentaire et Transition Agroécologique. Petit clin d’œil, c’est aussi le nom d’une variété de pomme de terre ! Une culture qui a encore du chemin à faire pour préserver la biodiversité…

Nombreuses ont été les personnes qui ont répondu à l’appel de Pauline Lavoisy, notre chargée de Programme « Biodiversité & Agriculture », qui anime le club AGATA. Noé les en remercie. Ainsi, le 20 septembre, 5 experts ont accepté de venir présenter leurs travaux. 12 représentants d’industriels, distributeurs, porteurs de labels, coopératives et groupements de producteurs sont venus les écouter et réfléchir à des pistes d’application dans leurs filières. Nos partenaires LU et Carrefour étaient bien sûr présents.

À l’ordre du jour, une problématique : quels indicateurs pour suivre la biodiversité dans ces filières ? En effet, à tous les échelons, ces données ont leur importance. Voici trois exemples :

  • Pour mieux adapter leurs pratiques, les agriculteurs doivent pouvoir analyser la présence des espèces qui leurs sont utiles (vers de terre, prédateurs des pucerons, pollinisateurs, etc.). Comment les observer et les reconnaître ? ;
  • Pour s’assurer que leurs stratégies sont efficaces et préservent la biodiversité, les entreprises doivent évaluer leurs propres filières et se comparer entre elles. Par exemple, y-a-t-il suffisamment d’espaces pour accueillir la biodiversité dans les exploitations qui les approvisionnent ?
  • Pour convaincre les consommateurs d’acheter les produits qui préservent la biodiversité, il faut pouvoir démontrer les efforts réalisés. Quelles informations concernant la biodiversité seront suffisamment pertinentes pour influencer l’acte d’achat ?

La collecte de ces informations n’est pas simple (compétences naturalistes, coûts de certaines technologies pour analyser la microbiologie du sol par exemple, remontée des informations, temps passé à l’observation…). Il était donc normal que les réponses à la problématique posée n’aient pas été trouvées en une après-midi. Les participants sont néanmoins parvenus à identifier 7 idées de projets et outils à développer ensemble pour y contribuer. Des projets sur lesquels Noé ne manquera de revenir dans ses prochaines actualités.

Noé espère désormais convaincre les filières participantes, et bien d’autres encore, de s’engager et soutenir la réalisation de ses projets.

* CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des Dépôts, a pour mission de développer des solutions permettant de concilier Biodiversité et Économie. Elle intervient pour le compte de tout maitre d’ouvrage, collectivités et entreprises, qui lui délèguent le pilotage de leurs actions, volontaires ou réglementaires (compensation), de restauration et de gestion d’espaces naturels.