Retour aux actualités

2ème réunion du Club AGATA : comment mesurer les efforts de préservation de la biodiversité dans les filières agroalimentaires ?

15 mars 2019

Le 21 février dernier, Noé et CDC Biodiversité ont organisé la deuxième réunion du Club AGATA, qui réunit experts et entreprises agroalimentaires. Ils ont travaillé sur un premier panorama d’indicateurs de la biodiversité dans le but d’étudier leur applicabilité à l’échelle des filières. Pour cela, les participants ont appliqué une dizaine d’indicateurs à quelques exemples de filières afin d’imaginer un dispositif utilisable par les agriculteurs et les structures de l’aval.

 Lors de la première réunion du Club AGATA en septembre dernier, les participants avaient identifié sept projets à aborder au sein de groupes de travail lors des trois prochaines années. Le premier était d’établir un panorama d’indicateurs de la biodiversité, c’est-à-dire une liste d’indicateurs et leurs conditions de mise en œuvre.

Pour l’occasion, Noé et son partenaire CDC Biodiversité ont réuni 6 structures des filières agroalimentaires et 8 experts de divers horizons. Sur la base du panorama, l’objectif était de commencer à esquisser un système pertinent d’indicateurs qui puissent être mis en œuvre à un coût raisonnable, pour :

  • Caractériser les performances biodiversité des filières pour les améliorer ;
  • Les communiquer au consommateur dans une logique de transparence et d’achats responsables ;
  • Apporter des informations aux agriculteurs sur les effets de leurs pratiques sur la biodiversité.

Une dizaine d’indicateurs ont été étudiés. Ceux-ci appartenaient à deux catégories d’indicateurs : les indicateurs de pression, qui correspondent aux causes des dommages causés à la biodiversité (ex : utilisation de pesticides…) et les indicateurs d’état, qui mesurent la quantité et la qualité de la biodiversité (ex : nombre de oiseaux ou de vers de terre…). Les participants ont pu discuter de chaque caractéristique des indicateurs, par exemple :

  • A quelle période de l’année doit-on recueillir l’information ?
  • Qui va effectuer les mesures : l’agriculteur ? La coopérative ?
  • Quel matériel est nécessaire pour récolter les données ?

Après ces riches échanges, Noé a pu dégager les principales idées constituant un dispositif « idéal » d’indicateurs, tout au long de la filière. Par exemple, les participants ont pointé la difficulté pour les agriculteurs, dont ce n’est pas le métier, à mettre en œuvre des mesures liées à la biodiversité, comme le comptage des oiseaux ou encore des vers de terre. Ils ont cependant apporté une piste à creuser : les coopératives pourraient s’associer avec des associations naturalistes, qui pourraient leur apporter leurs compétences tout en améliorant les connaissances sur la faune peuplant les milieux agricoles !

Des tests vont être lancés dans les filières des structures adhérentes. La prochaine réunion aura lieu en juin pour un point d’avancement et le lancement de deux autres sujets sélectionnés en septembre dernier : les attentes des consommateurs en termes de biodiversité, ainsi que le développement de dynamiques territoriales avec les filières industrielles.

Le Club AGATA est animé par Noé dans le cadre de son programme « Fermes de Noé » qui vise à accompagner les filières et territoires agricoles vers l’agroécologie, faisant de la biodiversité une alliée de l’agriculture.