Des solutions existent pour enrayer le déclin des pollinisateurs et restaurer leurs populations sur l’ensemble du territoire. Noé propose ainsi des actions et outils à destination de tous, particuliers, élus, gestionnaires de sites, aménageurs…, souhaitant s’impliquer pour restaurer des zones de refuge, de reproduction et d'alimentation en faveur des insectes pollinisateurs.

Stopper l’utilisation des pesticides : l’interdiction des pesticides de la famille des néonicotinoïdes est une condition préalable indispensable à la restauration des populations de pollinisateurs sauvages et d’abeilles domestiques. Ces molécules seront interdites d’usage en France à partir du 1er septembre 2018, à la fois par les agriculteurs, les collectivités et les particuliers. Des dérogations restent néanmoins possibles repoussant donc l’application effective de l’interdiction à 2020, alors que des alternatives existent ! (sans produits chimiques de synthèse). C’est ce que promeut Noé à travers ses programmes d’action en faveur de l’agroécologie et de la gestion écologique des espaces verts publics et privés.

• Promouvoir les alternatives aux pesticides en agriculture : l’agriculture, du fait de sa dominance territoriale, de son impact sur les paysages et les écosystèmes et du fait de ses obligations en termes de réponses aux besoins alimentaires des populations, a un rôle important dans la préservation des insectes pollinisateurs. Noé encourage les pratiques respectueuses de l’environnement en supprimant l’utilisation des produits phytosanitaires, telles que l’agriculture biologique, la permaculture, et plus généralement l’agroécologie. Dans ce contexte, l’association de culture, la lutte biologique ou encore le biocontrôle apporteront des solutions concrètes en tant que méthodes de luttes contre les ravageurs, respectueuses de l’homme, de l’environnement et des pollinisateurs. Rappelons que l’agriculture représente environ 90% de l’usage des produits phytosanitaires, et que seule 4% de la surface agricole utile (SAU) est aujourd’hui en agriculture biologique.

• Réduire les monocultures, déserts de nourriture pour de nombreux insectes pollinisateurs spécialisés et offrir des refuges à ces insectes au bord des champs : de nombreuses espèces de pollinisateurs sont spécialisées sur quelques espèces seulement de fleurs à butiner. Les monocultures représentent donc pour elles des déserts en termes de ressources alimentaires. C’est pourquoi Noé propose des solutions d’intégration de mesures respectueuses de la biodiversité et des pollinisateurs aux différentes filières agricoles, pour développer les pratiques agroécologiques, notamment avec des filières agro-alimentaires dont les cultures ont un rendement directement dépendant des pollinisateurs (arbres fruitiers, tournesol, colza...). Noé met à disposition des outils et protocoles de mise en place et de suivi de mesures de restauration de milieux favorables aux pollinisateurs à proximité des exploitations agricoles (bandes enherbées, jachères, prairies, haies, mares, …).

Favoriser une diversité de fleurs régionales : les aménageurs du territoire ont besoin de solutions techniques cohérentes pour restaurer des milieux qui ont été impactés par des aménagements. Noé développe des mélanges éco-régionaux adaptés aux conditions biogéographiques, composés d’espèces végétales locales, favorisant des semences issues d’une production régionale. Ces mélanges sont spécialement conçus pour apporter une réponse rapide à ce besoin, tout en favorisant l’accueil de la biodiversité et en particulier les pollinisateurs sauvages. Le mélange de graines « Noé pollinisateurs sauvages » développé pour la France, a été évalué pendant 3 ans et a permis de valider scientifiquement sa fonctionnalité et son intérêt vis-à-vis des insectes pollinisateurs : en 3 ans, le mélange « Noé pollinisateurs sauvages » a attiré près de 40 fois plus d’abeilles sauvages et domestiques qu’avec un mélange classique pour fauche tardive.

• Installer des abris pour les abeilles sauvages : de plus en plus souvent installés dans les jardins de particuliers, les espaces verts de collectivités et les parcs d’entreprises, les hôtels à abeilles sauvages nécessitent néanmoins quelques précautions d’usage. Pour installer un hôtel à abeilles, privilégiez des endroits ensoleillés relativement chauds et secs, et au moins à 50cm du sol pour éviter un contact prolongé avec l’humidité de la végétation environnante. Evitez les endroits exposés aux vents dominants. Une exposition sud à sud-est est plus à-même d’être favorable à l’installation de pollinisateurs.

• Créer des zones d’accueil pour les pollinisateurs terricoles : en France, une grande proportion d’abeilles solitaires est terricole (près de 70%), c’est-à-dire qu’elles creusent leur nid dans le sol. Ces abeilles s’installent sur des buttes ou des talus bien exposés au soleil mais certaines espèces peuvent faire leurs nids dans les pelouses ou au milieu de sentiers. Pour les accueillir dans vos jardins, dans les parcs, en ville ou à la campagne, limiter au maximum le travail du sol, laissez des zones de terre meuble sans culture et bien entendu prévoyez une diversité de fleurs à proximité.

Soutenez le programme de Noé « Agir ensemble pour les pollinisateurs sauvages » et adoptez les gestes simples recommandés par Noé !