Le Pélican frisé : espèce rare et menacée

Le programme de conservation des pélicans frisés et des zones humides dans le bassin méditerranéen œuvre à la protection de cette espèce vulnérable et de son habitat dans trois zones humides clés en Grèce, en Albanie et au Monténégro.

©A.Vizi

Espèce emblématique et symbole culturel, le Pélican frisé (Pelecanus crispus) est vulnérable face au risque d’extinction. C’est l’espèce de pélican, la plus rare sur les 8 existantes dans le monde, et aussi l’oiseau le plus grand d’Europe, avec une envergure pouvant aller jusqu’à 3 mètres. Migrateur partiel, le Pélican frisé se déplace sur de courtes distances. Il quitte son aire de nidification fin août et y revient en mars.

Le Pélican frisé est une espèce « conservation-dépendante », c’est-à-dire qu’en l’absence d’efforts continus de conservation la visant directement ainsi que son habitat, l’espèce sera amenée à disparaître dans les prochaines années. En effet, suite à leur retour d’hivernage, les couples se forment et bâtissent leurs nids dans des sites de reproduction. Mais, depuis le 17ème siècle, 80% de ces sites ont disparus, amenant à une régression importante de fréquentation du Pélican frisé, pouvant amener à sa disparition à moyen terme.

La protection du pélican nécessite la conservation de plusieurs zones humides stratégiques pour son cycle de vie, notamment dans le Bassin Méditerranéen. Les zones humides de cette région sont particulièrement menacées, notamment pas des activités anthropiques. Plus de la moitié d’entre elles sont en situation critique ou ont déjà disparues.

CNoe S Pinchon Prespa

Le choix du Pélican frisé comme espèce emblématique pour le Programme de conservation dans le Bassin Méditerranéen s’explique du fait de l’importance culturelle de cet oiseau, jadis animal sacré. C’est également une espèce-parapluie: sa protection bénéficie aux autres espèces partageant le même milieu de vie. La conservation du Pélican frisé impacte donc celle de l’ensemble de l’écosystème où il vit.