Une espèce menacée d'extinction imminente

Résultats :

Deux missions de suivi écologique spécifiques à l'addax ont été réalisées en 2017 dans la RNNTT, et une en janvier 2018 :

-      En février 2017, aucune observation directe,  des traces et fèces de 2 groupes distincts pour un total de 12 individus dont 2 jeunes, des pâturages favorables à la présence de l'addax ;

-       En avril 2017, une observation directe d'un groupe de 6 individus dont un  jeune de 12 à 15 mois, et absence presque totale d'indices de présence humaines et des pâturage favorables  ;

-       En janvier 2018, deux observations directes (un individu, et un groupe de 9 dont 2 jeunes de moins d'un an), nombreuses observations indirectes représentant un groupe estimé à une vingtaine d'individus, pâturages favorables, et une trace de braconnage récente de deux addax  ;

Ces résultats ne modifient pas l'hypothèse d'une diminution de la population totale d'addax à l'état sauvage, mais semblent cependant indiquer un retour d'individus dans la RNNTT. Cela semble également confirmer l'hypothèse de l'éclatement de la population à l'état sauvage. Pour rappel, la population avait été estimée en 2007 à 200 - 250 individus à l'état sauvage.

Un Plan d'Action régional de conservation de l'addax et de la gazelle dama a été établi en 2017 par Noé avec les Etats du Niger et du Tchad, Sahara Conservation Fund, l'Union Internationale de la Conservation de la Nature et avec la participation d'African Parks Network, la Zoological Society of London et la Royal Zoological Society of Scotland. Ce dernier promeut la nécessaire amélioration des connaissances sur la distribution de cette espèce et sur ses effectifs. De même la conservation in-situ doit être prioritaire. Le dernier axe du Plan d'Action, dépendant des deux premières priorités, est la réintroduction et le renforcement de la population existante.