Une espèce menacée d'extinction imminente

L’addax est extrêmement vulnérable aux aléas climatiques et surtout à la pression anthropique. Cette espèce, qui aspire à la plus grande tranquillité, peut ne pas se reproduire pendant plusieurs années si les conditions requises ne sont pas au rendez-vous.

 

Les effectifs étant très faibles, le Niger et le Tchad doivent conjuguer tous leurs efforts afin de permettre à l’addax de rester une espèce évoluant à l’état sauvage. Ceci passe par un zonage clair et légitime pour le protéger face à l’exploitation pétrolière, par une sensibilisation accrue auprès des populations locales, par une interdiction formelle de chasse dans sa zone de distribution et enfin, par des mesures de protection efficaces afin d’assurer à l’addax la tranquillité dont il a besoin.

Noé poursuit le protocole de suivi écologique centré sur l’addax sur le long terme, hérité des projet Antilope Sahélo-Saharienne et Projet pour la Conservation de la Biodiversité de la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin-Toumma. Ainsi, 12 transects placés dans la zone de distribution de l’addax au Niger sont régulièrement suivis et les impacts de l’exploitation pétrolière relevés ainsi que les traces de braconnage. La présence quasi-confirmée de l'Addax dans la région de l'Eguey va amener Noé et ses partenaires à renforcer leur présence dans cette région pour déterminer précisément sa distribution et ses effectifs en collaborant avec les communautés locales.

Via le suivi de cette espèce notamment, Noé ambitionne de limiter les perturbations causées auprès de l’ensemble de la faune sahélo saharienne.

Pour cela, le projet, financé par l'Union Européenne notamment jusqu'à fin 2019, répond à trois objectifs principaux:

    1. Conserver les dernières populations viables de la mégafaune sahélo-saharienne en stabilisant la population de faune sauvage dans la RNNTT et en améliorant notre connaissance au Tchad du statut de conservation d'espèces clés dans la région frontalière avec le Niger et la Réserve de Faune de Ourdi-Rimé Ouadi-Achim (addax, gazelles dama et dorcas) ;
    2. Contribuer à une gestion efficace des aires protégées sahélo-sahariennes et à leur financement durable, en améliorant les processus de gouvernance, en impliquant les communautés locales et les pouvoirs décentralisés des Etats du Niger et du Tchad, en créant un cadre de concertation avec les acteurs pétrolières pour inciter le financement de la conservation de la biodiversité dans un processus de compensation biodiversité ;
    3. Contribuer à sécuriser les systèmes pastoraux au bénéfice des populations locales et de la biodiversité, avec l'objectif plus spécifique de soutenir le développement communautaire en respectant les enjeux de conservation et de préservation de l'environnement pour favoriser l'appropriation par les communautés locales de ce patrimoine naturel unique.

CNoe RNNTT4