Une espèce menacée d'extinction imminente

Grande antilope blanche aux cornes torsadées, l’addax a la particularité de pouvoir survivre dans les parties les plus désertiques du Sahara.

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C’est probablement l’espèce la plus remarquable de la réserve, car très proche de l’extinction. Seuls 3 Addax à l'état sauvage ont été recensés lors du dernier comptage organisé par Noé et ses partenaires. Ils se trouvent au Niger dans la Réserve, hormis quelques individus isolés en Mauritanie et au Tchad.

On constate que la distribution est centrée sur le désert du Tin-Toumma et sur le massif de Termit. L'aire distribution a diminué sur les quarante dernières années, puisqu'en 1975 elle était bien plus importante sur l’ensemble du territoire nigérien. 

La distribution peut s'étendre à l’Eguéi au Tchad, ce qui démontre la caractéristique migratrice de cette espèce, capable de parcourir des distances importantes à la recherche de conditions favorables pour sa survie. En effet, l’addax a adopté cette stratégie pour faire face aux conséquentes variabilités climatiques du milieu dans lequel il évolue. Les pluies peuvent être très variables dans le temps et dans l’espace au niveau du Sahara, c’est pourquoi il a besoin d’un domaine vital le plus vaste possible.

On peut dire que dans des conditions idéales de sécurité sur tout le pays, l’addax se répartirait de la Réserve Nationale Naturelle de l’Aïr et du Ténéré à celle de Termit et de Tin-Toumma.

c Rabeil SCF

Afin d’évoluer sans contraintes dans les milieux désertiques, l’addax a développé des comportements que l’on retrouve chez plusieurs espèces d’ongulés présentes dans la Réserve. En saison chaude, il tend à minimiser ses dépenses énergétiques en se déplaçant uniquement la nuit ou lors des heures les plus fraîches de la journée. Le reste du temps il cherche à se reposer à l’ombre de quelques arbres (Salvadora persica) que l’on trouve dans les cuvettes du Tin-Toumma ou encore grâce aux nebkas formées par les touffes de Cornulaca monacantha  ou Stipagrostis vulnerans. Les addax se rapprochent aussi du massif à cette saison où ils s’abritent au dessous des Acacia raddiana et Maerua crassifolia situés dans les extensions de certains oueds qui mélangés aux barkhanes offrent un paysage unique.