Enjeu majeur pour la conservation de la biodiversité marine

Le programme Parc National d’Orango pour la conservation de la biodiversité marine (précédemment appelé programme “Poisson-scie en Guinée Bissau”) a pour objectif de contribuer à la conservation des ressources marines, dont les requins et les raies, sur l'Archipel des Bijagos en Guinée-Bissau, en collaboration avec les communautés locales et les partenaires impliqués dans la gestion durable des Aires Marines Protégées et de la pêche.

Portait d'un Hippopotame au bain Archipel des Bijagos Ile d'Orango
La Guinée Bissau est un pays d'Afrique de l'Ouest qui s’étend sur 36 000 km2. Sa plateforme maritime est plus grande que la partie terrestre, formant un ensemble de 88 îles (l’Archipel des Bijagos). Le pays possède des ressources marines importantes, avec une faune riche incluant des requins, des dauphins, des hippopotames, des tortues marines, des lamantins, des loutres, des crocodiles et plusieurs types d’oiseaux migrateurs.

Depuis les années 1970, les élasmobranches (requins, raies) font l’objet d’une pêche ciblée. Ces dernières décennies, la demande asiatique d’ailerons de requins a intensifié cette pêche de façon considérable. Ce phénomène a conduit à la raréfaction, voire à la disparition, de certaines espèces à l’échelle locale. Ainsi, l’archipel des Bijagos représente leur dernier sanctuaire dans la sous-région ouest africaine, avec le Parc National du Banc d’Arguin, qui se situe en Mauritanie. 

Les poissons-scies font partie des familles d’élasmobranches les plus menacées au niveau mondial. Espèces des milieux estuariens, aux capacités de reproduction faibles comme beaucoup de requins, ils sont très sensibles à toute pression de pêche (ciblée pour les ailerons, le rostre, ou comme prise accessoire), et à la dégradation de leur habitat. Or cette espèce a une importance culturelle considérable pour les populations de l'archipel.

Déroulement du projet :

En 2009 Noé a lancé un programme d’appui au Parc National d’Orango pour la Conservation de la biodiversité marine.

De 2009 à 2014 le programme de Noé a été soutenu par de nombreux partenaires financiers et techniques grâce auxquels un nombre important de résultats positifs ont pu être atteints, notamment : la création d'une base de données sur les captures et les pratiques de la pêche, l'obtention d'une nouvelle réglementation et la mise en place d'actions de développement local et de sensibilisation efficace auprès des populations de l'archipel.

Bras de mer s'insinuant dans la mangrove Bijagos Bras de mer s'insinuant dans la mangrove Bijagos

Suite à la réussite de cette première phase, Noé compte lancer une phase II, à partir de 2016, afin de consolider les premiers acquis mais également d’impulser une nouvelle dynamique, en lien avec les problématiques du changement climatique, les mécanismes de financement innovants et les nouvelles technologies pour la surveillance et la gestion des données.