Mohéli, le sanctuaire de la biodiversité comorienne

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Le Parc National de Mohéli, site pilote du Réseau National des Aires Protégées de l'Union des Comores

26 mai 2016

Sur proposition du PNUD et avec un financement complémentaire du FFEM, le gouvernement a décidé au cours des 6 années à venir, la création de 6 nouvelles aires protégées réparties sur les 3 îles de l'Union des Comores coordonnées par une Agence des Aires Protégées, au sein du Réseau National des Aires Protégées (RNAP).

Chacune des trois îles pourra alors protéger l'essentiel de son patrimoine naturel aussi bien terrestre que marin. Ce seront ainsi 27 % du territoire national placés en protection en 2021, pour le maintien des ressources en eau, pour la conservation de la ressource halieutique, pour la qualité paysagère, pour la conservation des habitats clés et des nombreuses espèces endémiques ou rares terrestres ou sous-marines telles que le Cœlacanthe par exemple.

Les Aires Protégées du Réseau National :

Grande Comore

- La forêt du Mont Karthala, le grand volcan encore actif qui culmine à 2 361m,
- La zone marine de Ndrudé, avec l'île aux tortues, ses plages, ses herbiers et ses massifs coralliens,
- La zone du Coelacanthe, au sud de l'île, abrite également de nombreux mammifères marins.

Anjouan

- La zone marine de Bimbini, avec ses mangroves, ses herbiers, ses plages et l'îlot de la Selle,
- La forêt de Moya dont les bassins versants abritent de belles plages,
- Le Mont Ntringui culmine à 1 595m et sa forêt abrite un site Ramsar, quatre colonies de la Roussette de Livingstone endémique des Comores (Pteropus livingstonii) et le petit Maki (Eulemur Mongoz).

Mohéli

Le Parc National de Mohéli vient d'être étendu à l'essentiel des forêts et des bassins versants de l'île. Avec la gestion d'un territoire terrestre et marin de plus de 700 km², il jouera un rôle important d'exemple grâce à son expérience de 15 années de fonctionnement. Les leçons tirées de son histoire seront mises à profit pour une gestion opérationnelle optimale des nouvelles aires protégées.

C'est donc une raison supplémentaire de renforcer les capacités de fonctionnement et de gouvernance du Parc, afin de produire les éléments de gestion exportables au réseau tout entier.