Mohéli, le sanctuaire de la biodiversité comorienne

Créé en avril 2001, le Parc National de Mohéli, aux Comores, abrite un patrimoine naturel terrestre et marin de grande qualité avec plusieurs espèces d'un grand intérêt biologique et fortement menacées ou classées comme très sensibles sur les conventions internationales.

Mohéli, un hotspot de biodiversité

PhilippeRobert-Corail

La qualité paysagère de l'île de Mohéli (30 km de long sur 12 km de large) est impressionnante par la densité et l'état encore naturel des forêts humides qui recouvrent sa crête transversale volcanique qui culmine à 860 m d'altitude. Dans la région de Djandro au sud est de l'île, le lac Boundouni est classé sur la liste Ramsar (Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particulièrement pour les oiseaux d'eau). Les forêts sèches relictuelles sont présentes à plus faible altitude dans le secteur est de l'île et sur les îlots.

Les îlots de Nioumachoi renforcent l'intérêt du site et offrent de nombreux espaces de pêche abrités quelques soient les vents. Le sable blanc des plages sauvages, produit par les massifs coralliens contraste avec les roches noires de l'ancien volcan.

Sur le plan social, une des particularités du parc, est l'adhésion et la forte implication des communautés villageoises à ses côtés.

Sous la tutelle du Ministère de la Production, de l'Energie, de l'Environnement, de l'Industrie et de l'Artisanat, et encadré par son Comité de Gestion, le parc doit conserver ce patrimoine naturel, paysager et culturel. Son statut de création en Parc national en date de 2001 a été renforcé récemment par un nouveau décret (n° 015-188 / PR du 27 Novembre 2015) qui augmente ses missions et son périmètre d'intervention. Celui-ci s'étend désormais à tous les bassins versants et aux crêtes couvrant ainsi pratiquement les 3/4 de l'île de Mohéli, soit près de 200 km² sur les 290 km² de l'île.

Une diversité foisonnante

PhilippeRobert-Roussette

- 30 000 montées de tortues verte (Chelonia mydas) par an,
- environ 200 baleines à bosse de juillet à octobre à l'occasion de leur migration pour la reproduction et la mise bas,
- les 10 derniers individus de dugong (Dugong dugon) des Comores,
- poissons démersaux, mollusques et invertébrés des massifs coralliens,
- les 9/10 de la surface des mangroves des Comores,
- la Roussette de Livingstone, plus grande chauve-souris du monde et endémique des Comores (Pteropus Livingstonii),
- les Makis et de nombreuses plantes forestières endémiques ou précieuses.

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