Pour répondre à l’urgence écologique, Noé voit la vie en grand !

Vu les menaces qui pèsent sur son avenir, elle pourrait elle aussi se parer de gilets verts, rouges, jaunes, bleus, blancs… Cela fait en effet des décennies que la nature essaye d’attirer notre attention avec toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Mais, le problème de la biodiversité silencieuse, par définition, c’est que personne ne l’écoute. Pas de blocage de ronds-points, pas de manifestations, elle disparaît tout simplement, chaque année un peu plus, et dans l’indifférence générale. Mais cette année, pour cet éditorial, pas de catastrophisme ni de pessimisme, qui, selon certains, impriment trop souvent l’ADN des écologistes (dont je me revendique). Chez Noé, 2018 a été l’année des belles histoires et des succès !

Tout d’abord, nous nous sommes résolument engagés avec notre programme « Parcs de Noé » dans un modèle innovant de délégation de gestion (le principe est qu’un état nous confie à travers un partenariat la responsabilité pleine et entière de la gestion d’une aire protégée, selon un certain nombre d’objectifs à atteindre). Ainsi, le Niger nous a fait confiance en nous déléguant la gestion de la Réserve Naturelle de Termit et de Tin-Toumma, arche de Noé saharienne. L’Agence Française de Développement nous soutient financièrement dans cette démarche et African Parks, organisation internationale performante, nous accompagne sur le plan technique. Et tout cela parce qu’il y a urgence à sauver les parcs nationaux africains, véritables cathédrales de la biodiversité !

En 2018, nous avons aussi préparé la fusion avec l’ONG Man & Nature, organisation solide de solidarité internationale qui cible la conservation de la biodiversité des pays du sud, en s’appuyant sur la valorisation économique des ressources naturelles et le soutien aux communautés locales. Cela nous apporte de nouveaux projets emblématiques en Afrique Centrale et de l’Ouest pour montrer que développement économique local et protection de la biodiversité, c’est possible !

Enfin, nos actions pour la reconquête de la biodiversité ordinaire au niveau national prennent de l’ampleur. Afin de lutter contre le déclin des pollinisateurs, nous avons conçu 5 mélanges éco-régionaux pour la restauration de prairies favorables aux insectes pollinisateurs, avons lancé un nouvel Observatoire participatif des abeilles sauvages pour collecter des données sur ces espèces menacées et un appel à projets pour soutenir des projets de conservation des insectes pollinisateurs. Afin d’inciter plus largement à la transition agro-écologique, un premier démonstrateur territorial pour expérimenter de nouvelles formes de partenariats économiques entre agriculteurs et filières agro-alimentaires a été développé dans la Somme. Le premier colloque national « Biodiversité et Patrimoine » organisé par Noé (en présence d’Alain Baraton, jardinier en Chef du château de Versailles et parrain de « Jardins de Noé ») a aussi eu beaucoup de succès !

Alors pour aider la nature à garder toutes ses couleurs, continuez de nous aider à sauvegarder la biodiversité !

Bien sincèrement,

Arnaud Greth, Président Fondateur de Noé

(Edito extrait du Rapport d’activité 2018)