Harcèlement écologique : #balancetonpollueur ou #balancetaplanète, il faut choisir !

En 2017, dans un énième article retentissant et largement repris par les médias, 15 364 scientifiques de 184 pays ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur l’état catastrophique de la planète à cause de l’impact des activités humaines. Les signataires soulignent le lien inextricable entre climat et diversité biologique, et l’urgence de changer nos comportements pour garantir l’avenir de l’humanité. Mais à force de crier au loup, qui entend encore le berger ? Nous sommes pourtant tous parfaitement conscients que nos modes de vie et de consommation ne sont pas durables, et nous entraînent vers des dysfonctionnements planétaires, qui mettent en péril toutes les espèces vivantes, y compris l’homme. Et chacun d’entre nous, femmes et hommes, consommateur, citoyen, contribuable et électeur, est responsable de ce harcèlement quotidien à l’égard de la planète. Mais le monde continue de polluer, de surconsommer, de grignoter toutes les ressources naturelles et de tourner de moins en moins bien… A quand un site Internet des ours blancs, tigres et éléphants, en première ligne de la disparition des espèces, pour dénoncer les agresseurs de tout poil, de tout sexe, et de toute couleur ?

On peut d’ailleurs regretter l’atonie du monde politique et de nos décideurs pour lancer une mobilisation internationale sur la biodiversité, qui devrait être à l’image du climat, vu que les enjeux sont du même ordre. On peut à l’inverse se réjouir de la multiplication des initiatives locales (développement des circuits courts et de l’agro-écologie, projets de territoire comme la Biovallée dans la Drôme) en faveur de la biodiversité. De même, les entreprises intègrent de plus en plus les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité et sont souvent conscientes de leur devoir de responsabilité et d’exemplarité environnementale. Mais même si on gagne des batailles, peu de prévisionnistes sont positifs sur l’issue de la guerre…

En 2017, malgré un contexte difficile pour les associations avec la baisse globale des financements publics et privés, Noé a maintenu son cap et sa logique de résultats à travers ses programmes nationaux et internationaux. Notre charte « Maisons de Noé » est finalisée, notre programme « Biodiversité & Agriculture » mobilise et intéresse les grands acteurs de l’agro-alimentaire (LU, Carrefour, AgroMousquetaires, Barilla, etc.), notre démonstrateur territorial à Clermont-Ferrand se met en place, le Parc du Château de Chantilly, classé Jardin remarquable, a rejoint le réseau des « Jardins de Noé », et à noter, l’incroyable succès de conservation obtenu par Noé et ses partenaires au Monténégro qui a vu sa population de pélicans frisés augmenter de près de 300 % ! Et bien d’autres résultats encore que vous découvrirez dans ce rapport d’activité 2017. Nous sommes fiers de ce travail partenarial, mené grâce à vous tous.

En 2018, Parcs de Noé, nouveau programme en faveur des aires protégées africaines, verra le jour ! Et Noé, avocat de la biodiversité ordinaire, lancera une campagne d’influence pour récréer à grande échelle la France de la nature. Cela doit devenir une grande cause nationale. En 2020, la France accueillera à Marseille le Congrès Mondial de la Nature. Espérons donc que d’ici là, notre pays aura fait des progrès significatifs en faveur d’un monde durable et vivant ! À nous tous de retrousser nos manches et d’y balancer toute notre énergie positive et notre coeur !

Merci chaleureusement pour votre soutien !!!

Arnaud Greth, Président Fondateur de Noé